Insertion professionnelle : Des entreprises au chevet des jeunes en difficulté à Tanger

Insertion professionnelle : Des entreprises au chevet des jeunes en difficulté à Tanger

Quelque 456 personnes ont été employées l’année dernière

Après l’introduction du traitement de l’héroïnomanie par la méthadone en 2010, l’AHSUD s’est vue doter d’un service d’insertion professionnelle dans le cadre du programme Incorpora.

Mettre en valeur l’engagement des entreprises dans l’insertion des personnes en situation d’exclusion sociale et encourager de nouveaux autres employeurs partenaires à adopter cette démarche citoyenne. Tels sont les principaux objectifs d’une rencontre organisée, mercredi 18 janvier à Tanger, sous le thème «L’entreprise citoyenne : pilier du droit au travail». Initiée par les deux associations marocaine et espagnole de Hasnouna de soutien aux usagers de drogues (AHSUD) à Tanger et Casal dels infants (CDI) et avec le soutien de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), cette manifestation a été marquée par la présentation du programme Incorpora qui a permis de mettre en place un modèle de travail en réseau basé sur le développement des partenariats entre associations et entreprises. Financé par la Fondation Caixa (institution financière et bancaire espagnole), «ce programme a été mis en place en 2009 au Maroc et a permis l’insertion de 4.000 personnes en situation d’exclusion sociale», a indiqué Claire Trichot, responsable territorial de la CDI au Maroc.

Cette association espagnole assure, depuis le lancement du programme,  la coordination en collaboration avec dix associations locales de Casablanca et Tanger, dont l’AHSUD. La CGEM a rejoint, une année après, ces institutions associatives déjà engagées, à travers la mobilisation et  l’implication des entreprises adhérentes de la Confédération dans le cadre de cette initiative participative. «20,5% des personnes accueillies, en 2015, par les services d’insertion des associations partenaires ont été insérées professionnellement», a souligné Mme Trichot.

Les données émises à cette occasion font part que les membres de l’équipe en charge de ce programme ont procédé, en 2016, à la visite de 541 entreprises. Les efforts engagés au cours de l’année précédente ont permis, selon la même source, l’emploi de quelque 456 personnes en difficulté, dont 345 sont des insertions formelles. Il en a résulté «un taux d’insertion de 30,5% réalisé pendant l’année 2016», a dit Mme Trichot.

Il y a lieu de citer à titre d’exemple qu’après l’introduction du traitement de l’héroïnomanie par la méthadone en 2010, l’AHSUD s’est vue doter d’un service d’insertion professionnelle dans le cadre du programme Incorpora. L’objectif principal de cette initiative est, selon les organisateurs, de faciliter l’insertion des anciens usagers de drogues et l’intermédiation professionnelle entre ces derniers et les entreprises. La contribution des employeurs partenaires reste en deçà des attentes des responsables de ce dossier au sein de cette association. L’AHSUD n’a pas pu, depuis 2012, signer avec des entreprises que dix conventions, dont seulement deux conclues en 2015 au profit des anciens usagers de drogues.

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