Intégration socioprofessionnelle des migrants au Maroc: Des dizaines de femmes migrantes insérées dans le marché du travail

Intégration socioprofessionnelle des migrants au Maroc: Des dizaines de femmes migrantes insérées dans le marché du travail

Ce sont environ 150 femmes migrantes qui ont bénéficié de l’accompagnement en formation professionnelle et intégration au marché de l’emploi.

Une formation qui rentre dans le cadre du projet «Formation professionnelle et opportunités des moyens de subsistance pour les migrants régularisés au Maroc», présenté mardi à Rabat et mené conjointement entre le ministère chargé des MRE et des affaires de la migration et l’organisation internationale de la migration de juin 2014 à décembre 2016. Un projet qui, selon Anis Birou, ayant avancé ledit chiffre, vise à accompagner les migrants en assistant notamment les femmes.

Données chiffrées

Le ministre chargé des MRE et des affaires de la migration, qui s’exprimait sur ce projet en précisant que «le migrant est censé être utile et avoir une valeur ajoutée dans la société d’intégration», ne manque pas de livrer le chiffre des demandes de régularisation. Ce sont, ainsi, 16.886 demandes déposées jusqu’au 17 février 2017. Outre ledit projet, 18.000 migrants ont, selon lui, bénéficié, pour l’heure, d’un soutien gratuit dans le cadre des programmes nationaux de santé et 28.000 du programme d’assistance humanitaire. Quant à l’intégration professionnelle et économique, elle a été assurée à 1.100 migrants en formation professionnelle et 800 migrants ont bénéficié des services de l’Anapec.

Résultats du projet

Selon Ana Fonseca, chef de mission de l’OIM, 41 femmes migrantes ont été insérées dans le marché du travail par le biais d’un emploi ou par le développement d’une activité génératrice de revenus dans le cadre du projet «Formation professionnelle et opportunités des moyens de subsistance pour les migrants régularisés au Maroc». Jusqu’au 31 décembre, 135 femmes migrantes ont été accueillies et ont bénéficié des différentes formations du projet soutenu également par la fondation Orient-Occident et l’Heure Joyeuse. Les bénéficiaires proviennent de 11 pays et la majorité est originaire de la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, du Yémen, du Sénégal et de la Guinée. Parmi ces 135  bénéficiaires, la majorité est âgée entre 25 et 40 ans, célibataire et +50% ont au moins deux enfants.

4 bureaux dans différentes villes

Le ministre de l’emploi et des affaires sociales, Abdesslam Seddiki, qui était également de la partie, a pour sa part annoncé l’ouverture prochaine «de 4 bureaux dans les villes de Tanger, Casablanca, Marrakech et Agadir afin de traiter les dossiers d’insertion socioprofessionnelle des migrants sur place».

Qu’en est-il des MRE dans les pays de l’OCDE ?

Dans l’autre bout de la capitale, une étude cartographique des MRE dans les pays de l’OCDE a été présentée. L’objectif étant de consolider pour la première fois des données socio-démographiques des personnes d’origine marocaine dans les pays de l’OCDE. Il ressort de cette étude, rentrant dans le cadre du projet «Sharaka» en cours depuis deux ans et demi pour soutenir la mobilité entre le Maroc et l’UE, une féminisation croissante de la communauté marocaine dans ces pays. Cette étude révèle également que plus de 2 millions de personnes nées au Maroc sont dans les pays de l’OCDE. Aussi, 9 émigrés marocains sur 10 résident dans un pays de l’OCDE. Cette étude constate également le vieillissement de la population émigrée. Le nombre des personnes âgées de 65 ans et plus est d’ailleurs passé de 8 à 11%. Un phénomène remarquable, notamment dans le rang des hommes. Quant au nombre d’enfants marocains, il est en forte croissance pour se situer à plus de 800.000 descendants au moment où le nombre de 330.000 adultes est enregistré en France. A son tour, le nombre des diplômés a plus que doublé passant ainsi de 200.000 à 420.000. Alors qu’au Canada et aux Etas-Unis, le chiffre a triplé. Concernant le nombre des étudiants marocains en mobilité à l’OCDE, il se chiffre à 50.000 selon l’étude de cette organisation qui enregistre également 30 % des cas de retour au Maroc.           

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