La génération «Y» aurait-elle réussi sa révolution au sein de l’entreprise ? : Le choc des cultures

La génération «Y» aurait-elle réussi sa révolution au sein de l’entreprise ? : Le choc des cultures

C’est dans le cadre du Forum de l’entreprise, organisé vendredi 6 avril par l’ESIG, qu’une panoplie de profils sont venus partager avec les futurs leaders leurs expériences professionnelles. Ils sont venus accompagner la promotion sortante, les rassurer mais aussi les munir de conseils essentiels afin de réussir leur passage du monde académique vers celui professionnel. Lors d’un débat centré autour du «choc des cultures» dans les entreprises, agrémenté par la participation d’intervenants de grande qualité, des points importants ont été relevés.
La génération «Y» serait-elle en perpétuel conflit avec la génération X? Certains le pensent,  d’autres non. Pour Jamal Belahrach, président-directeur général de Manpower Maghreb et auteur de «Envie de Maroc», il serait très  important que la génération précédente s’ouvre sur la nouvelle, qu’elle l’écoute, et qu’elle lui laisse la marge de liberté dont elle a besoin. Selon lui, au-delà de l’entreprise, cette ouverture doit s’opérer au sein du foyer et de la société de manière globale. Toutefois, le reproche souvent fait à la génération «Y» par les intervenants serait son nomadisme. Si quelques-uns y trouvent un manque de fidélité à l’employeur, d’autres n’ont aucun mal à l’accepter. Pour eux, l’ancienneté n’est aucunement synonyme de compétence.
Définire la génération «Y» n’est pas une tâche simple, car cela dépend de l’entourage dans lequel elle évolue. Une recherche faite récemment par une université américaine démontre que la description faite à la génération Y au Maroc serait plutôt donnée à celle X aux Etats-Unis. Ceci dit, dans le cadre d’une entreprise, ce sont ces nouveaux salariés qui, pour certains employeurs, représenteraient à la fois défi et menace : le défi de réussir la dynamique interne et une productivité plus accrue, mais une menace de mésentente sur le nouveau mode de vie de ces jeunes. Ils posent sans cesse des questions, n’imaginent pas faire toute leur carrière dans la même société, sont connectés sur les réseaux sociaux pendant leurs heures de travail, ont troqué leur costard-cravate contre un uniforme jean-baskets… bref, la génération «Y» bouleverse les codes de l’entreprise et risque de trouver du mal à s’y intégrer. La génération «Y» au Maroc pourrait être également «décevante» pour celle qui la précède. Ces jeunes de 18 à 30 ans sont moins conventionnels que leurs aînés, ils sont également plus individualistes et moins attachés aux normes imposées par la société du fait qu’ils ont vécu la mondialisation et qu’ils se sont fortement imprégnés du mode de vie occidental. Néanmoins, ils s’imposent et réussissent à gagner du terrain par rapport à leurs aînés. De ce fait, ils posent un réel défi pour les employeurs qui, eux, devraient assurer une harmonie au sein de leurs entreprises et revoir ainsi leur processus de ressources humaines. Ils se doivent d’être plus motivants afin de réussir un attachement difficile de ces jeunes vis-à-vis de leurs entreprises.

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