L’année 2016 a connu l’organisation de 218 grèves

L’année 2016 a connu l’organisation de 218 grèves

Selon le ministère de l’emploi, pas moins de 1.574 grèves ont été évitées

Le ministère de l’emploi et de l’insertion professionnelle dresse le bilan des grèves au cours de l’année passée. Il en ressort ainsi que l’année 2016 a connu l’organisation au niveau national de 218 grèves dans 176 institutions. Cela dit, le ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle, Mohamed Yatim, a fait savoir que 1.574 grèves ont été évitées dans 1.282 établissements au cours de la même période. Ces chiffres ont été dévoilés au Parlement en réaction à une question orale sur «l’emploi et l’intégration de nouveaux travailleurs, en remplacement des grévistes», présentée par le groupe de la Confédération démocratique du travail (CDT) à la Chambre des conseillers.

Dans sa réponse, le responsable gouvernemental a également bifurqué sur le travail de la commission nationale d’enquête et de conciliation. Celle-ci est intervenue pour la résolution de 16 différends individuels au niveau national lors de l’année dernière. La même source a précisé que les commissions provinciales ont pu résoudre 192 dossiers. Par ailleurs, quelque 33.000 visites d’observation ont eu lieu l’année passée alors que 4.708 salariés ont réintégré leurs postes grâce à ces visites. Les dossiers portés devant la justice ont atteint durant l’exercice écoulé 14 affaires individuelles. En dépit de ces chiffres avancés par le ministère, les parlementaires de la CDT ont affirmé que de nombreux salariés grévistes dans plusieurs villes ont été tout simplement «licenciés puis remplacés par de nouveaux». Pour les représentants de la CDT à la deuxième Chambre parlementaire, «les inspecteurs du travail ne disposent pas des moyens nécessaires pour remplir leurs missions».

Pour sa part, le département de l’emploi et de l’insertion professionnelle a rappelé que le code du travail en vigueur depuis 2004 interdit le remplacement des salariés grévistes par des employés temporaires. En effet, l’article 16 du code stipule que «le contrat de travail à durée déterminée ne peut être conclu… pour le remplacement d’un salarié par un autre dans le cas de suspension du contrat de travail de ce dernier, sauf si la suspension résulte d’un état de grève». De même, l’article 496 précise que l’employeur «a recours aux salariés de l’entreprise d’emploi temporaire après consultation des organisations représentatives des salariés dans l’entreprise, en vue d’effectuer des travaux non permanents appelés «tâches» uniquement…. pour remplacer un salarié par un autre en cas d’absence ou de suspension du contrat de travail, à condition que ladite suspension ne soit pas provoquée par la grève…». Enfin, le ministère a rappelé que la grève est un droit garanti par toutes les Constitutions du Royaume, depuis celle de 1962.

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