Le taux de chômage recule de 0,6% à fin septembre 2018

Le taux de chômage recule de 0,6% à fin septembre 2018

Les jeunes, les femmes et les diplômés sont les plus concernés

Le Maroc a enregistré une légère baisse du taux de chômage. Celui-ci est passé de 10,6 à 10% au niveau national entre le troisième trimestre 2017 et le troisième trimestre 2018. C’est ce qui ressort de la note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la situation du marché du travail au troisième trimestre 2018. Avec une baisse de 64.000 chômeurs au niveau national, 29.000 en milieu urbain et 35.000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs s’est établi à 1.172.000 entre les deux périodes. Le taux de chômage est ainsi passé de 14,9% à 14,3% en milieu urbain et de 4,6 à 3,9% en milieu rural. Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-1,8 point), les femmes (-1,3 point) et les personnes ayant un diplôme (-1,1 point). En dépit de ces baisses, le taux de chômage reste élevé parmi ces catégories. Il est de 27,5% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (contre 7,4% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus), de 13,8% parmi les femmes (contre 8,9% parmi les hommes) et de 17,1% parmi les détenteurs d’un diplôme (contre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme).

Près de 6 chômeurs sur 10 à la recherche du premier emploi

Dans sa note d’information, le HCP signale que près de 6 chômeurs sur 10, soit 57%, sont à la recherche de leur premier emploi. Ce pourcentage est nettement plus élevé chez les femmes que les hommes (68,1% contre 51,8%). Notons que le chômage de longue durée continue d’augmenter. Les deux-tiers des chômeurs (67,7%) sont au chômage depuis une année ou plus.

Sans grande surprise, les femmes continuent d’être les plus touchées avec un taux établi à 74,7% contre 64,4% pour le sexe masculin. Le HCP précise que 26,8% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite au licenciement (21,9%) ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur (4,9%). Il faut également signaler qu’environ 8% des chômeurs sont découragés par la recherche active d’un emploi. Ils sont à 86% citadins, 56% masculins, 53% jeunes âgés de 15 à 29 ans et 80% diplômés.

Formation professionnelle : Un taux de chômage de 24%

Le taux de chômage des détenteurs d’un diplôme de formation professionnelle est supérieur à celui de l’ensemble des diplômés âgés de 15 ans et plus: 23,9% contre 17,1%.Il est nettement plus élevé parmi les femmes (36,5%) que les hommes (19,3%) et parmi les citadins (24,2%) que les ruraux (20,6%).

Parmi cette catégorie, le chômage affecte beaucoup plus les jeunes âgés de 15 à 29 ans, avec un taux de 42,6% (52,3% parmi les femmes et 37,7% parmi les hommes). Il est de 14,3% parmi les personnes âgées de 30 à 44 ans et de 3,7% parmi celles âgées de 45 ans et plus.

BTP : 4.000 postes d’emploi perdus

Dans son document, le HCP relève que le volume de l’emploi s’est accru de 122.000 postes (118.000 en milieu urbain contre seulement 4.000 en milieu rural). Quant aux secteurs les plus productifs d’emplois, celui des services arrive en tête de liste avec la création de 98.000 postes au niveau national (87.000 en milieu urbain et 11.000 en milieu rural) enregistrant un accroissement de 2,2% de l’emploi dans ce secteur. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par les branches des «services personnels et domestiques» avec 37.000 postes, du «commerce de détail hors magasin» avec 30.000 postes et de la «restauration et hôtellerie» avec 26.000 postes. Pour sa part, le secteur de «l’industrie y compris l’artisanat» a créé 19.000 postes d’emploi (16.000 en milieu urbain et 3.000 en milieu rural). Ces nouveaux postes sont créés principalement par la branche de l’«industrie de l’habillement» avec 15.000 postes. De son côté, le secteur de «l’agriculture, forêt et pêche», a créé 9.000 emplois (4.000 en milieu urbain et 5.000 en milieu rural). En revanche, le secteur du BTP a perdu, durant cette période, 4.000 postes d’emploi au niveau national, résultat d’une création de 11.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 15.000 en milieu rural, enregistrant une baisse de 0,4% du volume d’emploi du secteur.

Laâyoune-Sakia El Hamra affiche le taux de chômage le plus élevé

Cinq régions abritent à elles seules 72,8% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. La région de Casablanca-Settat arrive en première position avec 22,6% d’actifs, suivie de Marrakech-Safi (13,9%), de Rabat-Salé-Kénitra (13,3%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,1%) et de Fès-Meknès (11,9%). Le HCP relève que 71,5% des chômeurs sont concentrés dans cinq régions. Casablanca-Settat vient en première position avec 24,4% de chômeurs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (16,1%), de Fès-Meknès (10,2%), de Marrakech-Safi (9,2%) et de l’Oriental (11,6%).

Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra avec 19,4%, suivie de Guelmim-Oued Noun (17,3%), de l’Oriental (17,3%) et Dakhla-Oued Eddahab (13,1%). En revanche, les taux les plus bas sont relevés dans les régions de Marrakech-Safi et de Béni Mellal-Khénifra avec respectivement 6,8% et 4,9%.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *