Les familiarités au travail oui ou non ?

Les familiarités au travail oui ou non ?

Pour Aristote «l’Homme est un animal social». Il ne faut y voire aucun sens péjoratif, au contraire. Cela prouve que l’être humain a besoin de relations sociales, donc de compagnie, de communication et d’interactions pour «survivre», notamment au seins d’un groupe d’individus. Il est donc normal que dans un lieu de travail, où se réunissent plusieurs individus à la fois, de voire des liens émotionnels s’installer, dépassant même le «conformisme professionnelle». Les barrières standard de la communication professionnelle sont ainsi abattues et font place à une autre manière de communiquer, plus sincère, plus conviviale et surtout plus «osée». On parle ici de familiarité.
Et ce n’est pas pour rien que cet aspect trouve sa racine linguistique dans le mot «famille». Pour Wassila Kara Ibrahimi, du cabinet Bil Consulting : «Il faut faire la différence entre empathie, convivialité d’une part et le fait de se mêler de trop prés à la vie d’un(e) collègue de travail et de mélanger de ce fait vie personnelle et vie professionnelle… car le lieu de travail n’est pas la maison». Toutefois, l’importance d’un bon climat au travail n’a d’égale que sa fragilité. Il est donc important de veiller à le préserver, en sachant qu’il dépend de la qualité des relations entre les collaborateurs mais aussi entre le management et les collaborateurs. «…Souvent le modèle vient du haut. Si le respect et la bienveillance sont de mise de la part du management, ce même climat va exister entre les autres collaborateurs (valeur d’exemple)», indique Mme Ibrahimi, avant de poursuivre : «On peut mettre beaucoup de choses dans le terme familiarité (est-ce que c’est le fait de se tutoyer? De tout connaître sur l’autre?… Je préfère pour ma part parler de convivialité, une envie de partager avec l’autre des moments agréables avec une bonne qualité d’échange. Cela ne donne pas le droit à un manager de manquer de respect à un subordonné, car trop familier avec lui». Sachez toutefois que la familiarité n’est, en aucun cas, un gage de bonne ambiance au travail. «Mais la convivialité est vraiment importante pour un bon climat car une trop grande familiarité peut nuire à la bonne ambiance souhaitée et créer une dévalorisation de la valeur «Travail/Effort».Un peu de distance est nécessaire», nous dit Mme Ibrahimi. Au final, la familiarité au travail tombe sous le coup d’une loi universelle, celle de l’équilibre. Au lieu d’interdire ou d’éviter, essayer tout simplement de «Doser».

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