Manager agile, dites-vous ?

Manager agile, dites-vous ?

Les critères pour être manager diffèrent d’une culture à une autre, d’une entreprise à une autre… Dans des contextes de restructuration et de reconversion, le manager habile est très utile pour accompagner efficacement le changement. Explications.

Le manager agile doit faire preuve d’humilité dans sa manière de diriger. C’est n’est que de cette manière qu’il pourra créer l’esprit d’équipe dans un cadre de confiance. Être capable d’humilité n’est toutefois pas donné à tout le monde.

Les contextes de plus en plus incertains nécessitent un mode de gouvernance plus performant, plus élaboré et donc plus adapté à la situation. Ceci est, bien entendu, facilité par les managers leaders. Dans un contexte de changement, ils devront aller au-delà et faire preuve d’agilité. Les enjeux sont tellement importants que des modules à part entière sont enseignés dans les cabinets de formation continue les plus connus.

Au fil de la lecture des différents programmes proposés, il en découle des points importants pour développer ce sens de l’agilité chez le manager.

Il s’agit, déjà, de donner du sens à l’activité de l’entreprise au sein d’un environnement en perpétuel changement, truffé d’incertitudes.

Le manager agile devra jongler parmi ses équipes pour justifier l’authenticité des actions dans un cadre aussi incertain. C’est cette confiance qu’il devra autrement dit instaurer parmi les équipes. Des équipes de plus en plus flexibles et élastiques qui peuvent être à tout moment confrontées au changement le plus important.

C’est bien pourquoi les experts de la question recommandent une bonne dose d’authenticité dans le comportement du manager. Car il est le garant des relations entre les équipes. D’une pierre deux coups, cette attitude positive permet de légitimer sa place au sein d’une société. «Savoir communiquer sur les changements de caps, les décisions remises en question, et être capable de les accompagner auprès des collaborateurs, donne au manager la dimension d’un leader», expliquent les formateurs -pour ne citer que le cabinet Cegos qui propose des modules à part entière sur la question-. D’un autre côté, ils expliquent que la confiance ne se décrète pas mais elle s’installe quand les équipes évoluent dans un environnement sain. Et ce climat est en large partie créé par le manager. En d’autres termes, c’est le comportement du manager qui impacte les troupes. Un leader sait faire confiance à ses équipes. Il sait donc déléguer et donner à chaque personne ou équipe de nouvelles opportunités à explorer. Plus, il sait encourager les initiatives et donc offrir un cadre propice à l’innovation.

L’innovation représentant le nerf de la guerre des économies modernes et exposées aux marchés internationaux.

L’autre qualité de choix que devra avoir le manager est bien celle de l’humilité. Le manager agile doit, en effet, faire preuve d’humilité dans sa manière de diriger. C’est n’est que de cette manière qu’il pourra créer l’esprit d’équipe dans un cadre de confiance. Être capable d’humilité n’est toutefois pas donné à tout le monde. Mais les managers qui sont conscients de l’importance de cet ingrédient pour gouverner ne lésinent pas sur les moyens et font même appel à un coach pour exceller dans cet exercice et en faire une qualité intrinsèque à terme.

En clair, les formateurs insistent pour rappeler que «le manager agile accompagne plus qu’il ne dirige». Il devra privilégier la capacité d’écoute avant même de se faire écouter lui-même. Malheureusement, la réalité est tout autre. Combien de managers pensent que monopoliser la parole et décréter des décisions renforcent leur position, leur statut ? Le pouvoir faisant foi. Ceux qui adoptent une posture de sachant ne peuvent pas être dans l’agilité. Ils ne pourront encore moins dire «qu’ils ne savent pas» à des moments où les collaborateurs sont sollicités à participer aux réflexions. Cela dit, l’agilité s’entend dans la capacité de jongler entre le fait de faire participer les équipes aux décisions mais de savoir trancher. L’hésitation bloque l’action et détruit donc l’agilité. Il s’agit d’agir pour faire évoluer les habitudes relationnelles et pour inverser le cas échéant la donne. Plus, il s’agit d’inaugurer de nouvelles manières de travailler. Et pour réussir à relever tous ces défis, il faut adopter une attitude optimiste. Ce n’est que de cette manière que les choses peuvent évoluer favorablement. Etre capable d’analyser les situations et envisager agilement la bonne manière de l’aborder ; c’est le rôle du bon manager. L’exercice paraît simple mais seules les personnes humbles peuvent s’y prêter. L’agilité puisant dans cette capacité à s’effacer pour valoriser les équipes et revenir quand il le faut pour trancher. C’est tout un art !

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