Négociation salariale: Ce qu’il ne faut pas faire

Négociation salariale: Ce qu’il ne faut pas faire

Rien ne donne plus de sueurs froides à un candidat qu’une négociation salariale.

Ce pas peut être un succès tout comme il peut s’avérer un réel fiasco. Quoique ce soit un droit légitime, il est recommandé de le faire avec tact et de bien étudier ses démarches d’autant plus que, selon une étude du cabinet de recrutement Robert Half, près de la moitié des DRH sont prêts à faire un effort sur cette question. Les tendances ne devraient pas être différentes au Maroc, encore faut-il savoir respecter ces quelques petites recommandations.

Demander une augmentation sans connaître sa valeur sur le marché de l’emploi serait une mauvaise idée. En effet, être en décalage avec le marché ne peut que ternir votre crédibilité. Evitez donc de réclamer un montant irréaliste ou déraisonnable par rapport à ce qui se pratique sur le marché. Cependant, comment est-il possible de connaître sa valeur sur le marché ? Rien de plus facile, il suffit, en amont de l’entretien, de consulter les offres d’emploi, les études de rémunération des cabinets de recrutement ou encore de se renseigner sur les grilles salariales de l’entreprise.

Avoir une idée claire sur ce que vaut votre profil est toutefois loin de suffire. Il est important de savoir quand aborder le sujet. S’il est question de votre entretien d’embauche, laissez le recruteur le faire en premier. Il est strictement déconseillé dans ce sens de mentir sur son salaire précédent. Entre patrons, ça discute! Si en revanche le recruteur vous fait une proposition chiffrée qui soit à la hauteur de vos exigences, ne lui donnez pas une réponse immédiate. Pour les professionnels de recrutement, ces situations laissent entendre qu’«il y aurait d’autres avantages à négocier comme des primes à l’intéressement, des tickets restaurants, un aménagement du temps de travail, une voiture de fonction, une mutuelle… Voire une réévaluation de salaire au bout de six mois d’ancienneté».

Par ailleurs, il ne faut pas être ferme et fermer les portes devant toute négociation. Lorsque vous donnerez vos prétentions salariales, préférez une fourchette relativement serrée à un chiffre précis. Si le recruteur campe sur sa position, ne faites pas de même, argumentez et mettez votre savoir-faire en avant. Une négociation implique des concessions, de la part de chacune des parties, pour aboutir à un accord. «Campez sur vos positions et vous mettrez fin à la discussion. Vous devez réfléchir, au préalable, à toutes les possibilités de repli. Partez du principe que votre interlocuteur n’acceptera jamais votre première proposition. Et n’oubliez pas que bien souvent, c’est votre interlocuteur qui est en position de force», recommandent les professionnels.

Somme toute, il est erroné de penser que la meilleure offre est systématiquement celle où la rémunération est la plus élevée. Certaines offres peuvent permettre d’avoir un champ d’activité plus large, de progresser plus rapidement, voire d’acquérir une expertise ou une expérience permettant ensuite de trouver un poste plus intéressant, mieux rémunéré ultérieurement. Il est à retenir par ailleurs que le salaire proposé par  votre potentiel employeur est toujours défini en brut. Il est important donc de faire vos calculs et voir ce que cela équivaut en net car au final, parler le même langage éviterait un bon nombre de malentendus.

Il n’y a pas que le salaire après tout…
Si vos efforts de négociations partent en vain et que vous vous voyez refuser le salaire qui satisfasse vos exigences, cherchez d’autres issues. Autrement dit, pensez aux autres avantages. Une voiture de service, des bons de restaurant ou encore une bonne mutuelle qui ne sera pas sans vous permettre de réaliser des économies non négligeables, parfois même plus intéressantes que ce que vous auriez gagné en augmentant votre salaire.

Autour de la table d’échange, il existe d’autres petites erreurs qui sont à éviter  et qui, bien que petites, peuvent vous coûter cher. Commencez par éviter de mettre cartes sur table. Ne soyez pas trop pressé de montrer que vous êtes impatient de quitter votre emploi. La conversation devrait toujours tourner autour du poste auquel vous postulez. Il ne faut pas omettre également de mettre le tout par écrit. Une fois que vous vous êtes entendu avec l’employeur sur les modalités de l’offre, demandez-lui de rédiger une lettre énonçant ces modalités. Vous éviterez ainsi tout malentendu avant votre entrée en fonction.  Si, dans le cas contraire, l’offre ne répond pas à vos attentes, surtout ne négligez aucunement les rudiments de la politesse. Peu importe la façon dont les négociations évoluent, montrez-vous professionnel et courtois. Vous éviterez ainsi de laisser échapper des occasions futures.

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