Prise de parole en public : Une prestation signée Gilles et Nadia Acogny !

Prise de parole en public : Une prestation signée Gilles et Nadia Acogny !

La prise de parole est essentielle. Basée sur des principes, elle se prépare et s’affine au fil des ans. Ceux qui l’ont compris deviennent des experts en la matière et n’ont plus rien à envier aux plus grands orateurs.

La prise de parole en public est décisive pour mener à bien une négociation, une présentation, une argumentation! Politiciens, managers, enseignant étudiants; tous sont concernés. C’est bien pourquoi le cabinet Mazars a fait appel au spécialiste de la question Acosphère, pour offrir à ses clients une formation dans ce domaine. Gilles et Nadia Acogny, basés à Londres, n’en sont pas à leur première expérience. Depuis plus d’une décennie les deux orateurs s’emploient à accompagner leurs clients pour optimiser leur manière de prendre la parole. Expérience vécue…

La prise de parole en public s’apprend ! Elle est peut-être chose facile pour ceux qui ont le plus d’aisance avec le verbe. Cela dit, pour réussir à faire passer les bons messages lors d’un événement important, il est recommandé de respecter certaines consignes. Combien de responsables ayant passé des nuits blanches sur des calculs de chiffres, validé à la direction générale, se retrouvent vidés le jour J face à l’auditoire? La présentation est tout de même une phase très importante car elle permet soit de faire adhérer le public, soit au contraire de le rebuter. Quoi de plus frustrant, en effet, que de ne pas savoir faire passer les bons messages. Cela peut être fatal même!  Et c’est bien dans cette optique que le cabinet international Mazars a fait appel à l’expertise du cabinet Acosphère pour assurer une formation à ses clients demandeurs.

Créée en 2005 par Gilles Acogny et son épouse, Nadia Mensah Acogny, la société basée à Londres se positionne d’entrée dans le conseil et cible les grands groupes du Foostie et du CAC40. Gilles est sénégalais et a fait ses marques notamment dans le marketing chez Xerox. Nadia est béninoise. Journaliste de métier, elle anime une chronique chez Forbes et est la cofondatrice de l’événement qui vient de se dérouler à Marrakech en l’honneur des femmes entrepreneurs et baptisé «Women in Africa».

Le séminaire de formation d’une demi-journée sur la prise de parole démarre très décontracté face à un auditoire hétérogène qui ne se connaît pas mais qui semble fort motivé à sortir avec des consignes claires pour mieux mener la danse lors d’une prochaine présentation ! Face à lui, Gilles affichera le sourire du début jusqu’à la fin de la séance. Il saura très vite faire adhérer la salle aux exercices  avec des questions précises et pertinentes. Nadia, elle, adopte une posture plus sereine et calme, propice à l’observation… Normal, elle est journaliste !

Bref, le tandem qui n’en est pas à sa première expérience accapare très vite l’attention de la salle et commence les exercices. «La prise de parole en public peut causer des dommages», commence par prévenir Gilles. En effet, lors d’un conseil d’administration ou dans d’autres situations où l’acte est décisif il est certain que la prise de parole est très importante.

«Imaginez que vous ayez pris la parole face à un public souriant et qui apprécie la facilité avec laquelle vous prenez la parole» ; Gilles réussira à alimenter la motivation. Par alternance, il cédera la parole à Nadia qui d’une voix douce racontera sa propre expérience lors d’une présentation il y a quelques années de cela. «C’était en novembre 2011 à Londres, Acosphère devait effectuer une présentation à une grande entreprise pour un programme de formation de 18 mois. Nous étions en concurrence avec une entreprise 100 fois plus grande. Gilles avait effectué déjà la présentation mais le client potentiel avait demandé à voir le reste de l’équipe avant de se décider. Les enjeux étaient réels. Les crampes qui me prirent, aussi ! Le jour J je me suis réveillée avec une très forte migraine et dans la voiture j’ai alors mis le meilleur groupe nigérian que j’aimais et j’ai commencé à danser assise de telle sorte à faire sortir tout le stress de mon corps». Ce qu’a vécu Nadia est une situation que tout un chacun a connue à un moment ou à un autre de sa vie. Le conseil de Gilles et Nadia est de dédramatiser les émotions en écoutant de la musique. «Il y a des événements qui nous touchent pendant la journée et la musique  nous permet de prendre du recul. Il faut avoir les outils en soi pour croire en ce que l’on fait». L’expert sait de quoi il parle car les études sur la prise de parole existent. Elles ont révélé que la communication en public tient à 93% au non verbal et 7% à la parole. «Nous n’avons que quelques secondes pour faire bonne impression sur nous. Toutes le secondes, le cerveau dit j’aime, je n’aime pas… C’est pour cela que l’orateur devra avoir un impact positif les 7 premières secondes sinon il devra ramer pour changer l’impression que l’audience s’est faite de lui», détaille Gilles Acogny.

Concrètement, la prise de parole passe par 6 étapes baptisées «SYSTEM», à savoir State (Etat d’esprit), Yourself (vous-même), Stance (posture), Tonality (tonalité de la voix), Eye Contact (rôle du regard), Mouvement (gestuelle). Gérer son état d’esprit représente un des points saillants de la prise de parole. «La musique est une drogue qui ne rentre pas dans le corps, c’est bien pourquoi les sportifs en usent avant les compétitions. Il faut dire qu’en Afrique l’art de la parole a toujours existé ne serait-ce qu’à travers les histoires racontées aux enfants». Gilles et Nadia préciseront que l’art de la prise de parole en public est une profession internationale reconnue. A propos du second point qui renvoie au mot «yourself», les spécialistes de la question recommandent que les individus doivent rester eux-mêmes dans la prise de parole. En clair, il s’agit de tenir compte des traits de sa personnalité.

Pour ce qui est de la posture autre point saillant, Gilles et Nadia préconisent à l’orateur de s’assurer qu’il ait une posture, qui va l’ancrer dans le sol. «C’est difficile au début mais après l’exercice devient naturel». Autre point à intégrer dans le processus d’apprentissage, la tonalité. Elle est très importante pour gagner l’attention de la salle. Nadia se rappelle qu’au début sa voix ne portant pas car trop douce faisait que l’audience ne l’entendait pas. La aussi la voix s’entraîne à travers la musique. Nadia usera de l’alphabet pour chanter en passant de l’aigu au grave au bas et au fort pour jouer les décibels et exercer sa voix. Rien ne se fait au hasard et ça les spécialistes le savent ! «Si ce point est maîtrisé tout est gagné !» Posez les yeux 5 secondes sur une personne alors que vous êtes en train de parler et après passer à quelqu’un d’autre confirme le rôle du regard. Il est primordial car il tisse un lien entre l’orateur et les participants, un à un, au fil du discours.  Autrement dit un bon orateur ne doit pas regarder dans le vide car il ne pourra pas capter l’attention de la salle. De la même façon, la gestuelle est importante. Il faut toujours se mouvoir avec un but, une destination.

Bref, la prise de parole est essentielle. Basée sur des principes, elle se prépare et s’affine au fil des ans. Ceux qui l’ont compris deviennent des experts en la matière et n’ont plus rien à envier aux plus grands orateurs qui se monnayent à plus de dix mille dollars l’heure !

L’exercice en vaut la chandelle. 

Palmarès des orateurs les plus prisés dans le monde

Donna Brazile : 55.000$

Née le 5 déce-mbre 1959 à Kenner, c’est une écrivaine et professeur de science politique américaine, affiliée au Parti démocrate. ,Elle est la première afro-américaine à diriger une grande campagne présidentielle, pour Al Gore, en 2000. Elle a été présidente par intérim du Comité national démocrate en 2011 et en 2016.

Chimamanda Ngozi Adichie : 40.000 $

Née le 15 septembre 1977. Ecrivaine nigériane, elle est originaire d’Abba dans l’État d’Anambra, au sud-est du Nigeria. Récompensée par de nombreux prix prestigieux, la romancière s’est imposée en quatre romans comme un des grands noms de la littérature contemporaine. Une œuvre nourrie par l’histoire du Nigeria et la confrontation du monde africain avec le monde occidental. Son discours au TED talk «Why should all be feminists» en a fait une icône du féminisme dans le monde.

Matthew Philip Syed : 8.000 $

C’est un journaliste britannique né le 2 novembre 1970 à Bromley. Il est considéré comme le reporter sportif numéro1 à Londres. Il est aussi joueur de tennis de table et a remporté plusieurs compétitions.

Les Brown conférencier : 30.000 $

Reconnu mondialement, il a connu une ascension fulgurante, notamment avec les Jackson Five.  Celui qui avait été diagnostiqué par erreur à l’âge de 5 ans retardé mental est devenu un disc jockey mais également un activiste de la communauté. C’est ainsi qu’il a servi trois mandats dans l’assemblée législative de l’Etat de l’Ohio. Il devint le président de son comité des ressources humaines.

Tony Robins : 500.000 $

C’est un coach américain né le 29 février 1960 à Glendora en Californie. Il est l’auteur de livres best-sellers traduits dans de nombreuses langues dans le domaine du développement personnel.  Tony Robbins a coaché de nombreuses personnalités, telles que Bill Clinton, Serena Williams, Hugh Jackman, Nelson Mandela, Larry King, Mike Tison, Antony Hopkins, Oprah Winfrey et André Agassi. Il est également reconnu pour son implication dans la programmation neurolinguistique (PNL), dont il fait un usage très personnalisé. De quoi faire grimper ses honoraires de façon vertigineuse !

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