novembre 21, 2018

 

Pronostic : Michael Page prévoit la reprise du marché du travail

Pronostic : Michael Page prévoit la reprise  du marché du travail

Au Maroc, pas moins de 64% des professionnels en activité pensent que «la situation du marché du travail va s’améliorer au cours des six prochains mois». C’est ce que révèle la dernière enquête du cabinet de conseil en recrutement international Michael Page.

Les résultats du troisième trimestre de 2018 ont permis d’apporter un éclairage sur le ressenti des candidats à l’emploi / des professionnels de la carrière sur le marché du travail. 232 personnes ont été interrogées au Maroc. 70% des professionnels estiment qu’il leur faut moins de trois mois pour trouver un nouvel emploi. L’enquête a également porté sur les principales motivations des candidats à la recherche d’un nouvel emploi. Les résultats de l’enquête révèlent que «44% d’entre eux recherchent un meilleur salaire et 50% souhaitent accroître leurs responsabilités».

A la question de savoir «combien sont embauchés dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée ?», ils ont été 140 à répondre par l’affirmative sur l’ensemble des personnes interviewées. Par rapport à la satisfaction des personnes interrogées actives quant aux conditions de travail qu’ils ont, le taux converge vers la satisfaction… elles sont 97 à l’afficher clairement contre à peine 21 à ne pas l’être et 2 à ne pas l’être du tout !

Pour ce qui est du salaire, le nombre baisse démontrant que l’un des critères de changement de job est lié au revenu offert ailleurs. Ils sont 63 sur 157 à se dire satisfaits contre une neutralité affichée de l’ordre de 51.

Les candidats sont aussi en quête de promotion et d’évolution de carrière, d’une manière générale. Sur les 157, 63 se disent satisfaits. La neutralité revient encore une fois, ce qui démontre que les personnes sont soit sans avis, soit sont réfractaires à des réponses sincères.

La stabilité de l’emploi est également fondamentale chez les personnes interviewées. 90 sur les 157 se disent satisfaites. Cela dit 44 personnes sur le même échantillon ne le sont pas.

Sur le plan de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, le taux de satisfaction dépasse la moitié des personnes (84).

Quant à leur carrière, 79 des personnes interviewées affirment vouloir développer de nouveaux soft skills. D’autres critères viennent par la suite : reconversion, amélioration du salaire, meilleure culture d’entreprise, équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Quant à la durée de recherche d’emploi, la majorité des personnes de l’échantillon est en train de le faire depuis moins d’un mois. La même proportion est également en quête de travail entre un et trois mois. Pour 162 personnes, l’emploi a été trouvé après moins de trois mois. C’est ce qui permet aux auteurs de l’enquête de conclure que le marché du travail au Maroc est en train de se ressaisir. L’engouement va au-delà, selon l’étude de Michael Page, concernant la promotion au travail. Elles sont en effet 139 sur 232 à pressentir une amélioration de carrière dans leur avenir proche.

La mobilité du travail a été un critère également décrypté par les analystes du cabinet. Et c’est à cette issue que les résultats ont permis d’affirmer que 161 personnes sur 232 sont disposées à travailler en dehors du Maroc.

Mais il s’agirait surtout des pays d’Afrique du Nord, certainement pour la langue française. La plupart des rôles recensés par les personnes interviewées relèvent du management. En termes d’expérience de travail, l’échantillon est représentatif car il est composé à la fois de débutants et de personnes chevronnées ayant plus de 20 ans d’ancienneté pour 35 d’entre elles.Les secteurs ont été tous représentés dans le cadre de l’étude. La représentativité étant clairement affichée au niveau des secteurs clés au Maroc pour ne citer que l’industrie, les BTP, l’automobile, le secteur bancaire… L’expertise dans la finance revenant en force dans l’étude. Les tranches d’âge 30-34 ans et 40-49 ans sont les plus représentées chez les personnes interrogées.

A l’heure où la sonnette d’alarme a été tirée sur la nécessité d’instaurer une stratégie sans plus tarder pour assurer une adéquation entre la formation et l’emploi, les résultats de l’enquête méritent d’être retenus comme étant des repères pour ajuster le marché de l’emploi au Maroc et tenir compte des attentes des personnes actives. Le réajustement est salutaire. Cela dit l’enquête concerne les personnes déjà en poste ! L’essentiel reste à faire…

Damien Leveque, Manager Exécutif Senior, Michael Page Africa.

«Après un trimestre estival timide en termes d’opportunités, la fin d’année 2018 s’annonce plus débridée. L’afflux continu d’investisseurs étrangers confirme la compétitivité de l’économie marocaine.

L’industrie, pour ne citer que les secteurs de l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire, reste le premier pourvoyeur d’emploi pour la main-d’œuvre comme pour les cadres. Cette tendance confirme l’attractivité du Royaume et les indicateurs de l’essor continu de l’économie. Le marché de l’emploi affiche de profondes évolutions structurelles. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à prendre le pari de candidats venant de secteurs différents pour apporter un regard nouveau, une valeur ajoutée différente et ce sur tout type de fonction.

Les entreprises recrutent des profils plus juniors et seniors. Les leviers de motivation au changement des candidats sont la rémunération et de nouvelles perspectives de carrière. Il faut retenir de cette enquête l’optimisme relatif des candidats ayant accepté de répondre et les prévisions de Q4 confirment ce sentiment.»

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