Quand free-lance rime avec précarité

Quand free-lance rime avec précarité

Au Maroc, c’est encore vrai. Et si le travail en free-lance devient monnaie courante dans les pays développés, cette forme de travail n’arrive pas encore à trouver les contours d’un modèle stable pour se développer au Maroc.
Crédibilité des prestataires de services, problèmes de recouvrement absence de couverture sociale, sont autant de freins qui renvoient à une précarité absolue de cette activité aménagée…

Et pourtant, compte tenu des conditions de travail contraignantes et de la pression de la hiérarchie, le free-lance continue à faire des recrues même si certaines reviennent rapidement vers le salariat. Les avantages sont certains et le mieux pour réussir le pari est de s’y préparer et surtout de gagner en notoriété pour être crédible vis-à-vis de ses clients potentiels.

Et les activités qui s’y prêtent le plus sont celles du secteur des services. Communication, média, import-export, conseil, formation, gardiennage, décoration, peinture, travaux de maison et la liste est longue… Les adeptes de cette forme de travail sont généralement des personnes qui sont indépendantes et faisant preuve de rigueur et de persévérance. Sans ces qualités, le free-lance ne dure pas. Le volet financier représente aussi une condition sine qua non pour ceux qui en font un revenu principal.

La plupart constituent une épargne avant de se lancer dans le free-lance car les retards de paiement sont la principale cause du retour à la case départ. Courir après les clients pour les démarcher et remporter des marchés est une chose. Mais il s’agira pour la personne qui a décidé de se mettre en free-lance de bien analyser ses clients pour ne pas être clouée au pilori après la durée de sa mission. Car les mauvais payeurs ne reculent devant rien et ne feront de la personne en free-lance qu’une seule bouchée surtout si elle n’a pas encore de patente. Devant le législateur, sa parole ne vaut rien. Et c’est une arme pour le client même si le travail est livré à temps et les objectifs atteints. Pour se prémunir, les personnes en free-lance se rabattent sur leur réseau de connaissances qui ne les truandera pas. C’est généralement ainsi que les affaires commencent et se consolident. Les plus heureux fidéliseront quelques clients honnêtes et se développeront tranquillement sans être trop gourmands !

Toujours est-il que le free-lance est de plus en plus convoité surtout pour une flexibilité de temps et de mobilité. «Depuis que je me suis mise en free-lance, je me sens plus libre et plus à l’aise pour travailler et m’occuper de mes enfants en même temps», confie Hayat B.  C’est le cas également de Samia B., journaliste-photographe qui a dû suivre pendant quelques années son mari au Liban et après revenir au Maroc. Son premier enfant lui a fait tout de suite prendre conscience que la répartition d’une journée équitable peut se faire par le biais d’un travail en free-lance. C’est le cas aussi de Ghita B. qui, après plusieurs années dans la communication à des niveaux de responsabilité élevée, décide de freiner la cadence et céder à la tentation du free-lance. Après quelques années, le salariat l’a séduite à nouveau par le biais d’une offre alléchante d’un grand groupe de la place.

Les enjeux sont réels. Le free-lance répond à un besoin ponctuel. Les nouvelles donnes peuvent très vite faire changer ses adeptes d’avis. Car la précarité guette. La reconnaissance du travail est aussi un critère décisionnaire. La personne en free-lance doit quelque part à chaque fois venir vers les uns et les autres, argumenter et les convaincre de son savoir-faire. Elle devra également s’adapter aux exigences des uns et des autres et très vite intégrer la philosophie des entreprises pour ne pas commettre des impairs. Moralité : le free-lance peut être une option très intéressante et enrichissante mais elle devra être préparée pour ne pas se retrouver dans une situation inconfortable. Le législateur devra également se pencher sur ce caractère particulier de travail car malgré les difficultés qu’il implique, l’engouement demeure certain.

Billet : Riez Messieurs- Dames !

Si aujourd’hui les entreprises recherchent des outils pour venir à bout du stress de leurs collab-orateurs c’est qu’il y a une bonne raison à cela. Le stress d’un collaborateur est plus que contagieux. Il se propage aussi rapidement qu’une épidémie. Résultat des courses, le stress envahit le reste de l’équipe et l’ambiance se détériore aussi rapidement que s’est installé le stress. Rien n’y fait. En parler ne suffit pas. Les collaborateurs les plus touchés iront jusqu’à se confier à un spécialiste. Ceux qui se sentent plus forts iront chercher une autre échappatoire pour évacuer leur énergie négative. Et si le vice guette certains, il pourra avoir un effet aussi grave que le stress sinon aggravant…
Les plus sages d’entre eux chercheront les meilleurs exercices pour se sentir mieux et continuer à travailler avec le même niveau de rentabilité. Et l’exercice le plus simple et le plus accessible à tous est le rire !

Gratuit et naturel, les effets positifs du rire sur tous les organes ont été démontrés scientifiquement. Face au stress, le rire est la meilleure arme. Il permet en même temps de transformer les énergies négatives mais aussi d’inviter les collègues à en faire autant. Car si le stress est contagieux, le rire l’est aussi. Le bon manager devra alors encourager ce genre d’ambiance surtout dans les professions où le degré de stress est élevé. Et pour ceux qui n’ont pas le rire facile et qui sont sujets au stress, d’autres techniques sont possibles. Il s’agira d’identifier réellement les origines du stress avant pour trouver la meilleure solution. Les accompagnements en coaching devenant à la mode, le risque d’y laisser ses plumes est une option. Le manager averti n’acceptera forcément pas des séances de coaching sans obligation de résultats. Et par définition le coach n’a pas la solution comme l’enseignant ou l’expert. Le choix est vite fait alors… Face au stress, le coach ne pourra que montrer la voie aux collaborateurs qui en souffrent pour le canaliser sans forcément s’en débarrasser définitivement. Moralité : il vaut mieux apprendre à rire de bon cœur.

 

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