Rentrer ou ne pas rentrer au pays ?

Rentrer ou ne pas rentrer au pays ?

Pour quel job ? Dans quelles perspectives ?… Beaucoup de questions qui doivent se poser avant toute prise de décision. Sans compter qu’aujourd’hui, la circulaire «Guéant» n’arrange pas forcément les choses. Au Maroc, bien que le pays ne soit pas encore en phase de mutation, avec un marché de l’emploi qui s’ouvre davantage sur de nouvelles perspectives, la réalité sur le terrain peut sembler contraire à celle de la télé marocaine. Des fois, elle frise tout simplement l’absurde. Il est donc nécessaire de prendre certaines précautions, afin d’éviter une quelconque forme de «choc».
Dans le cadre de la gestion de carrière, il y a certaines questions que se posent de manière récurrente les Marocains du monde. Pour Wassila Kara Ibrahimi, du cabinet Bil Consulting, «comme pour une greffe, l’intégration réussira si toutes les conditions sont réunies sans négliger bien sûr le facteur chance…». Pour notre spécialiste, un distinguo est à faire entre les candidats au retour. D’un côté, les jeunes de la 2ème et 3ème générations,  assez frileux à l’idée d’une installation au Maroc. De l’autre côté, il y a ceux partis étudier et qui, 20 ans après,  ont toujours en tête l’idée du retour. Second point: C’est plus facile pour qui ?
Pour Mme Ibrahimi, ceux qui ont gardé leur famille et parfois des attaches assez fortes avec des amis du lycée auront plus de facilités, car ceci va leur permettre de s’appuyer sur eux pour bien préparer le retour. D’où la nécessité d’un réel travail de prospection et de veille économique et d’opportunités durant au moins un an auprès de professionnels, auprès du réseau d’anciens camarades et de son environnement familial, avant de sauter le pas ! Troisième point : Les jeunes Marocains qui partent étudier après le Bac sont dans une démarche d’excellence, de capitalisation. Il est donc clair que leurs profils sont recherchés. «Les jeunes de la 2ème et de la 3ème génération  ont parfois moins de bagages au niveau académique mais ont pour eux une excellente «opérationnalité» dans des domaines recherchés au Maroc, à l’exemple de ce marocain grandi dans les pays scandinaves qui fait le bonheur de son employeur comme directeur technique car il détient une compétence spécifique bien développée dans ses pays», poursuit Mm Ibrahimi. Toutefois, un élément est à prendre en considération avant la prise de décision finale, à savoir le «Timing». «Surtout choisissez le bon timing. Eviter de le faire trop tôt ou trop tard, tout en gardant en tête  que Tout vient à point pour celui qui sait construire».

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *