Salon: Une caravane pour l’emploi et les métiers

Salon: Une caravane pour l’emploi  et les métiers

L’initiative est celle du groupe AmalJob. L’événement est mis sous le Haut patronage de la plus Haute Autorité. C’est dire l’importance d’une telle opération dans un contexte socio- économique actuel morose mais prédestiné à la reprise…

L’escale de cette troisième édition s’est faite pendant deux jours les 4 et 5 juin à Casablanca de telle sorte à ce que toutes les parties prenantes puissent se rencontrer. Ministères, multinationales, PME-PMI, organismes publics, opérateurs de formation, tous auront une opportunité pour débattre de la problématique qui retient l’attention de tout chef d’entreprise responsable.

Car c’est un fait. Les recrutements butent sur une adéquation entre la formation et l’emploi. Plus qu’avant, la prise de conscience est réelle de la part de toutes les parties prenantes. Les enjeux de la compétitivité sont indiscutables et justifiés par le resserrement des marchés compte tenu de la morosité persistante. La caravane présente ainsi un bon moyen pour mettre en exergue cette problématique et accélérer les actions à mettre en œuvre cette adéquation sans plus tarder. D’ailleurs, une enquête sur l’insertion professionnelle a été effectuée pendant l’itinéraire de la caravane, ce qui permettra de mettre plus de lumière sur ladite problématique…

Les résultats seront bientôt officiels, le temps de leur dépouillement.
D’un autre côté, le soutien de cet événement par l’USAID démontre la ferme intention des instigateurs de contribuer à un début de solution à ce dysfonctionnement entre l’offre et la demande dans le marché de l’emploi.

Les métiers, par ailleurs, ont eu leur place dans l’espace de telle sorte à ce que les jeunes soient davantage sensibilisés sur ceux qui sont porteurs. Parallèlement, les opérateurs de formation qui se sont associés à l’initiative ont eu l’occasion de démystifier les programmes pédagogiques aux jeunes et moins jeunes…   

Bref, une clôture de l’événement sous le signe du drapeau américain puisque l’événement bénéficiera de la présence de l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc dont l’intervention a été programmée le second jour du périple de la Caravane à Casablanca.

Les intervenants ont utilisé efficacement leur espace de recrutement puisque les entretiens et les résultats s’effectuaient sur place. La société Renault aurait cartonné. D’autres exposants aussi au grand bonheur des jeunes diplômés ou professionnels en quête d’emploi.

Bilan de la caravane Formation & Métiers

 

Billet: Veille stratégique et garde-fous

Les entreprises se plaignent souvent de non visibilité. Sur le plan national, les statistiques ne sont pas forcément fraîches et ne donnent donc pas la latitude aux dirigeants de se projeter fidèlement sur le marché. Des statistiques des fois mêmes controversées. Et pourtant, la veille stratégique propre à chaque entreprise est plus que nécessaire. Elle est vitale. Aujourd’hui, plusieurs secteurs au Maroc opèrent leur mue.

Les entreprises des secteurs concernés n’ayant pas forcément toutes les cartes pour s’armer contre les nouvelles données. Et comme les développements stratégiques nationaux entraînent forcément de la casse, certains résisteront aux changements draconiens, d’autres y laisseront des plumes. Mais ceux qui auront toutes les données seront les plus armés à entreprendre leur propre mue selon les nouvelles directives. Pour cela, la veille stratégique permettra d’établir les connexions nécessaires de telle sorte à avoir l’information la plus fraîche. Le propre de la concurrence étant dans la confidentialité des données, l’exercice ne sera pas simple. Mais ceux qui seront au fait de l’information de première main se devront d’en faire bon usage. Les plus réactifs et usant de bon sens devront rapidement prendre les décisions qui s’imposent pour se parer à toutes les situations. Le Maroc est en effet pressé d’entamer ses réformes.

Ses multiples réformes…  Et si les arbitres internationaux l’ont souvent critiqué de traîner la patte pour les mettre en œuvre, la mise en route brutale de certaines réformes justement risque de prendre par surprise plus d’une entreprise. Les officiels diront : «Nous n’avons pas le choix. La pression vient de la nécessité de se mettre en conformité avec les standards internationaux». Les chefs d’entreprises concernés brandiront leur bilan d’exploitation et leurs charges courantes. Bref, le plus sage serait donc de couper la poire en deux et de faire les choses en tenant compte des contraintes à l’échelle microéconomique. Car le risque guette: faire capoter tout un secteur. Les exemples sont là. Et malheureusement la veille stratégique ne suit pas face à la volonté impartiale de vouloir tout faire très vite et sans garde-fous. Danger !
 

 

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