Table ronde initiée par l’UIC: Les compétences transversales des générations Y et Z mises en lumière

Table ronde initiée par l’UIC: Les compétences transversales des générations Y et Z mises en lumière

Pour traiter de ces rapports autour du thème «Génération Y et Génération Z, nos entreprises sont-elles prêtes pour cette échéance?», les initiateurs ont fait appel à des invités de marque. Chacun ayant livré son regard sur le sujet. Après avoir évoqué la façon dont la révolution numérique impacte les fonctions, Jamal Belahrach, président de Manpower Group Maghreb et président de la commission emploi et relations sociales à la CGEM, a pointé du doigt la vétusté des référentiels et normes avec lesquels travaillent les entreprises.

Il a ainsi souligné la «sophistication des besoins des clients» et le besoin, pour les entreprises, de «gérer un monde de plus en plus vulnérable, ambigu et complexe». «Aujourd’hui, c’est le collaborateur qui cherche son entreprise et pas l’inverse. Dans le même ordre d’idée, il est essentiel de comprendre que les nouvelles générations ne travaillent plus pour des entreprises mais avec des entreprises», a-t-il ajouté.

Convaincue de la nécessité pour l’entreprise de prendre en compte «les spécificités de la génération Y et Z», Nezha Alami, directrice de l’UIC, a mis en avant le rôle et la stratégie adoptés par l’UIC: «L’UIC forme des diplômés qui ont développé un sens aigu de l’adaptabilité et une capacité constante à utiliser les connaissances acquises pour les mettre au service de l’entreprise. Le meilleur candidat n’est pas celui qui a la meilleure note, mais celui qui possède les compétences transversales».
Pour sa part, Salim Ennaji, vice-président des ressources humaines d’Accor Afrique et océan Indien, a, ensuite, soulevé les différences entre la génération X, née entre 1960 et 1980, et les générations Y et Z, nées plus tard. «La première s’est épanouie par le travail alors que les deux autres, mieux connectées, donnent la priorité au plaisir», a-t-il précisé. Et d’ajouter: «Les entreprises ne sont pas encore dirigées par la génération Z et aucune ne vend de l’épanouissement pur». Par l’occasion, il a conduit l’expérience d’Accor: «nos employés sont hyperconnectés mais c’est toujours la performance qui est mesurée». Comparant la situation du marché de l’emploi entre les différentes générations, Réda Dalil, journaliste et auteur du romain Le Job, prix littéraire de la Mamounia en 2014, est revenu plus longuement sur la nouvelle donne qui caractérise la génération Z: «La génération Y a eu accès à l’emploi de manière beaucoup plus facile que la génération Z. Aujourd’hui, 180 000 jeunes se retrouvent chaque année sur le marché du travail. L’entreprise a donc le choix entre des milliers de profils mais les jeunes, eux, n’ont pas autant de choix». Au cours de la rencontre, les participants ont également noté l’importance de «la mobilité» des salariés et de «la prise d’initiative». «Le monde cherche des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines», a résumé Jamal Belahrach.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *