Tendance : La migration des talents marocains décryptée

Tendance : La migration des talents marocains décryptée

Du côté de la diaspora marocaine, près des 3⁄4 comptent rentrer au pays un jour. Cette catégorie est animée d’une volonté de faire profiter le pays de son expertise.

ReKrute.com vient de rendre publics les résultats de son étude sur la migration des talents marocains. Sur les 1.882 personnes interrogées via un questionnaire envoyé par mail, «91% des Marocains seraient prêts à quitter le Maroc et à s’installer à l’étranger. Près des 3⁄4 des MRE pensent rentrer au Maroc. Le Canada, l’eldorado des Marocains. 74% des Marocains de l’étranger sont prêts à rentrer au Maroc, principalement pour participer au développement du pays». Les détails.

ReKrute.com vient de rendre publics les résultats de son étude sur la migration des talents marocains. Sur les 1.882 personnes interrogées via un questionnaire envoyé par mail, «91% des Marocains seraient prêts à quitter le Maroc et à s’installer à l’étranger. Près des 3⁄4 des MRE pensent rentrer au Maroc. Le Canada, l’eldorado des Marocains. 74% des Marocains de l’étranger sont prêts à rentrer au Maroc, principalement pour participer au développement du pays». Les détails.

La dernière étude de Rekrute.com s’est focalisée sur la migration des talents marocains. Les résultats basés sur l’envoi d’un questionnaire par mail à 1.882 personnes démontrent d’entrée que «91% des Marocains seraient prêts à quitter le Maroc et à s’installer à l’étranger». Partant de ce constat, il semblerait que les entreprises marocaines n’engagent pas les efforts nécessaires pour retenir et fidéliser le capital humain. Cela dit, la diaspora marocaine souhaite revenir au Maroc. Les chiffres sont têtus: près des trois quarts des MRE pensent rentrer au pays. Les tendances sont donc inversées dans les intentions selon où vit le Marocain. «Les MRE se sont installés à l’étranger surtout pour avoir une meilleure évolution de carrière, de meilleures opportunités de travail et un salaire plus attractif. Il y a donc un écart entre la perception des Marocains installés au Maroc et celle des Marocains de l’étranger», expliquent les analystes.

Mais ce qui est sûr, c’est que la première raison qui pousse les Marocains à travailler à l’étranger est la garantie d’une meilleure qualité de vie, une meilleure évolution de carrière et un meilleur environnement de travail. «Plus précisément, pour les moins de 35 ans, l’évolution de carrière passe avant tout, elle figure en 1ère position (66%), suivie de la qualité de vie (56%) et de l’environnement de travail. La réussite professionnelle de ces jeunes actifs est leur priorité, contrairement aux profils plus expérimentés et séniors», déclarent les auteurs de l’enquête. Le décryptage des résultats démontre aussi que plus les talents avancent dans l’âge, plus la raison «qualité de vie» prend de l’importance à leurs yeux. La carrière se retrouvant reléguée à des rangs bien lointains.

Autre chiffre de taille : «Plus du tiers des Marocains seraient intéressés par une vie au Canada». 37% des Marocains iraient au Canada, en effet, s’ils en avaient l’opportunité. Il est clair que le Canada se trouve toujours dans le top 3 des pays les plus attractifs dans les classements mondiaux. Il se démarque ainsi des autres pays comme la France, qui a perdu en attractivité ces dernières années et se retrouve en 2ème place.

Du côté de la diaspora marocaine, près des 3⁄4 comptent rentrer au pays un jour. Cette catégorie est animée d’une volonté de faire profiter le pays de son expertise. Y investir et participer à son développement, telles sont les principales motivations des Marocains du monde. Cela dit, le retour au bercail se fait difficilement. Les MRE appréhendent l’environnement du travail qui peut s’avérer peut stimulant à bien des égards. Ce paramètre est considéré comme un frein redoutable pour la carrière. Les méthodes managériales ont été citées par cette catégorie de population comme second frein. Ce frein rend en effet sceptiques les MRE. Le classement a été aussi fortement influencé par la pression sociale enregistrée au Maroc. Selon l’enquête, «plus de la moitié des répondants ne rentrent pas au pays à cause de ce facteur, et non pas à cause de la conjoncture économique ou du niveau des salaires». Partant de là, les résultats de cette enquête s’avèrent utiles aux décideurs pour réorienter les stratégies des ressources humaines de telle sorte à fidéliser leurs équipes. Du côté de la diaspora, les pouvoirs publics peuvent puiser dans ces chiffres pour apporter les actions sociales nécessaires afin redonner confiance aux talents marocains résidant à l’étranger. Les enjeux sont énormes lorsque la politique nationale est de drainer les investissements de cette population. Les attirer sans mettre en place un environnement propice d’accueil serait une grave erreur.

Les résultats de l’étude Sharaka portant sur la mobilisation des jeunes générations de MRE dans l’entrepreneuriat et l’investissement au Maroc rejoignent les tendances recueillies par les analystes de Rekrute.com. Reste la mise en œuvre d’actions concrètes pour entretenir l’engouement chez la diaspora et lui offrir un cadre favorable pour créer de la richesse. Tout un programme !

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