Textile et habillement : Les besoins en compétences restent à identifier

Textile et habillement : Les besoins en compétences restent à identifier

Il est l’un des rares pourvoyeurs d’emplois pérennes en milieu urbainLe secteur du textile renferme un fort potentiel en matière d’emploi. A en croire le secrétariat d’État auprès du ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SEPF), ce secteur est l’un des rares pourvoyeurs d’emplois pérennes en milieu urbain à l’image de l’agriculture dans le milieu rural. Néanmoins, le besoin d’offrir une formation qui répond à la demande du marché se fait sentir.Partant de là, la tutelle se penche actuellement sur les besoins de compétences dans ce secteur. L’objectif étant de faire un diagnostic actuel de la demande de formation professionnelle afin de proposer les ajustements nécessaires à l’offre de formation disponible et planifier ainsi le développement des besoins en formation.Le constat de base part du fait que le déploiement des emplois en matière de textile peut être très rapide sur l’ensemble du territoire et nécessiterait un faible niveau d’investissement, soit 15-20 emplois créés/MDH investis comparé à 2-3 emplois dans d’autres secteurs industriels.
Autres chiffres révélateurs, la population urbaine d’âge actif est en croissance atteignant, selon les statistiques du HCP, près de 220.000 personnes à l’horizon 2025 dont 91.000 issues de l’exode rural. Ces déplacements concernent en majorité une population âgée entre 15 et 40 ans et à majorité féminine.Au niveau du secteur du textile et habillement, des mesures d’accompagnement et de financement ont été mises en place pour soutenir l’ensemble du tissu productif. Ces mesures reposent sur l’amélioration de l’environnement des affaires, la mise à disposition d’un foncier locatif à un prix attractif, l’intégration progressive de l’informel, la mise en place de solutions de financement adaptées ou encore la mise en place d’une offre de formation pour les 100.000 emplois futurs qui seront créés par le secteur à l’horizon 2020. L’offre de formation mise sur place a pour objectif de qualifier des emplois cibles répartis par écosystème et par région et concerne des métiers liés autant à l’amont industriel qu’à la confection et à l’aval industriel. Dans cette perspective, les attentes des professionnels sur cette étude permettront d’identifier les besoins par écosystème, par région et par zone industrielle.Le focus sera fait sur les nouveaux bassins d’emploi. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte nationale de l’éducation et de la formation, le SEPF a mené une réforme pour la ré-ingénierie de son système de formation professionnelle selon une approche par compétences. Notons que l’un des principaux axes de la stratégie de développement de la formation professionnelle à l’horizon 2021 est l’élargissement de l’offre quantitative de formation professionnelle initiale afin de répondre à la demande sociale, tout en prenant en compte les besoins de la demande économique nationale.

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