Un coach n’est pas un thérapeute, c’est un accoucheur de potentiel

Un coach n’est pas un thérapeute, c’est un accoucheur de potentiel

ALM : Qu’est-ce qui vous a motivé à opérer une reconversion dans le coaching après 28 ans de carrière dans l’univers de la communication ?
 

Nabil Berrada : Ma reconversion a été le fruit d’une longue maturation aussi bien sur le plan professionnel que psychologique. Tout au long de mon expérience, j’ai constaté des formes de souffrance au niveau des individus et des équipes en l’absence totale d’une écoute professionnelle neutre. Au-delà de l’opportunité économique, cela ouvrait pour moi un champ d’intervention qui faisait sens pour moi.

Un coach n’est pas un thérapeute, c’est un accoucheur de potentiel. Mais pour arriver à cela, il faut aider les individus et les équipes à conscientiser ce qui peut limiter leur potentiel et partant leur bien-être et leur permettre de trouver, eux-mêmes, en toute responsabilité et autonomie, les ressources nécessaires pour cela. Pour cela, j’ai dédié l’activité de mon cabinet aux entreprises. Car à mon sens, on ne peut pas être expert en tout et un coach doit être modélisant pour ses clients en termes de canalisation d’énergie.
Le yoga et l’hypnose comme plein d’autres outils ne sont que des moyens pour permettre une plus grande ouverture face à des résistances qui sont souvent de l’ordre de la protection contre une souffrance réelle ou supposée. Dans ma pratique, j’utilise plein d’autres outils mais le principal reste moi-même.
 

Quelle est votre propre vision sur la profession et quel est votre positionnement pour vous démarquer sachant que cette dernière n’est pas encore régie dans un cadre clair ?

Lorsqu’on vient vers les métiers d’accompagnement, on a certainement des choses à réparer. L’erreur à mon sens est de partir de cette expérience pour vouloir, de manière consciente ou inconsciente, exprimer sa toute puissance en se lançant dans ce métier. J’en connais plein dont l’expérience a été courte car chemin faisant ils ont compris combien ce métier est sollicitant. Pour éviter ce genre de déviance et au-delà d’une formation de base sérieuse et de formations continues, le coach doit être supervisé et bénéficier d’un espace thérapeutique.

Cela lui permettra de prendre conscience de ses zones d’ombre et d’éviter de polluer la relation avec ses clients. De mon côté, j’ai choisi de concentrer mes activités sur le monde de l’entreprise en accompagnant les dirigeants et les équipes. Je m’appuie pour cela sur mon expérience de plus de 28 ans dans le monde de l’entreprise et sur un réseau de compétences nationales et internationales. Je crois pouvoir me démarquer en proposant au-delà de tout protocole, des approches personnalisées qui peuvent changer chemin faisant pour accueillir ce qui émerge.

Mon engagement est d’accompagner les individus et les équipes le plus qu’ils le souhaitent en respectant leurs spécificités. Mais en m’autorisant d’être confrontant mais en toute bienveillance. Mon rôle n’est pas de caresser dans le sens du poil mais d’être s’il le faut dérangeant pour inciter à la prise de conscience et à la mise en mouvement.

Des convictions propres…

Le nom du cabinet revêt toute une signification. «Athanour est un vocable d’origine arabe qui désigne le chaudron de l’alchimiste. En y rajoutant un U, ce nom désigne une expression arabe qui signifie «lumière est arrivée». Mettre de la lumière sur les mécanismes, souvent inconscients, qui nous gouvernent est justement ce que nous souhaitons apporter aux individus comme aux collectifs.

Ce n’est qu’ainsi que la transformation, souhaitée par chacun, peut aboutir à travers une élévation de la conscience», explique Nabil Berrada. Selon lui, ce n’est qu’à ce stade que la responsabilité et l’autonomie peuvent trouver une place. «Nous partons de la conviction que dans chacun d’entre nous sommeille un être merveilleux plein de ressources. Notre mission, s’il le souhaite, est de l’aider à se reconnecter avec cet être et avec ses ressources, souvent insoupçonnées.

Nous partons, également, de la conviction que le monde de l’entreprise n’est pas seulement un monde de production de biens et services mais il est aussi apporteur de sens. Ce sens qui peut stimuler ou inhiber les ressources et le potentiel des personnes qui composent son écosystème».  Le message du coach est clair : «mettre de la lumière dans ce monde revient à relier la dynamique du sens individuel et/ou collectif à la responsabilité sociétale de l’entreprise afin de créer des liens plus équilibrés et plus pérennes». Dans un contexte de crise et de concurrence acerbe, les enjeux sont clairs.

 

Le coaching : Quèsaco ?

• accompagnement professionnel personnalisé

• permettant d’obtenir des résultats concrets et mesurables dans la vie professionnelle et/ou personnelle.

À travers le processus de coaching, la personne coachée approfondit ses connaissances et améliore ses performances
 

Source : www. athanour.com

 

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