Une étude du FMI: L’emploi des femmes peut faire bondir le revenu par habitant de 50%

Une étude du FMI: L’emploi des femmes peut faire bondir le revenu par habitant de 50%

Des mesures mieux ciblées s’imposent pour augmenter le taux d’activité et d’emploi des femmes. Parmi celles-ci figure l’investissement dans des structures de garde d’enfants.

Les politiques en faveur d’une meilleure intégration des femmes dans l’économie pouvaient considérablement stimuler la croissance du Maroc. C’est le constat qui ressort d’une étude qui vient d’être publiée par le Fonds monétaire international (FMI). L’organisme international estime que si les femmes étaient aussi nombreuses que les hommes à travailler, le revenu par habitant pourrait bondir de 50% par rapport à son niveau actuel.

Autre élément important à relever : le nombre de personnes inactives est amené à augmenter au cours des prochaines décennies. Une situation qui s’explique par la croissance démographique au Maroc qui est en train de s’essouffler, et les projections des Nations Unies qui tablent sur une augmentation, d’ici 2040, du rapport de dépendance économique (rapport inactifs/actifs). Pour compenser cette évolution négative, les auteurs de cette étude recommandent de poursuivre la mise en œuvre de politiques qui éliminent les disparités entre les deux sexes, en améliorant notamment l’accès des filles à l’éducation, en développant les transports publics (pour faciliter et sécuriser les trajets des femmes vers leur lieu de travail), et en dispensant des programmes d’alphabétisation et de formation professionnelle dans les zones rurales.

Malgré de nombreuses mesures entreprises pour améliorer les droits des femmes, notamment la révision du code de la famille, la promulgation en 2011 d’une garantie constitutionnelle de l’égalité entre les hommes et les femmes ou encore l’instauration en 2004 d’un congé de maternité de 14 semaines avec maintien total du salaire, le FMI signale que des mesures mieux ciblées s’imposent pour augmenter le taux d’activité et d’emploi des femmes. Parmi celles-ci figure l’investissement dans des structures de garde d’enfants. Ce qui permettrait aux femmes d’avoir plus de temps pour suivre davantage de cours et de formations et pour rejoindre le marché du travail. «Les abattements ou crédits d’impôts ne sont actuellement accessibles qu’aux hommes, qui en tant que contribuables, peuvent demander un abattement fiscal pour personne à charge, à la fois pour leur épouse et leurs enfants.

Une femme contribuable ne peut pas prétendre à de tels avantages fiscaux, à moins de prouver son statut de tutrice légale», déplore le FMI. Pour combler le fossé éducatif entre garçons et filles au Maroc, le Fonds note que les programmes de transfert conditionnel à des fins éducatives peuvent favoriser un meilleur accès des filles à l’éducation secondaire. «Ils pourraient aussi accompagner des programmes d’alphabétisation des femmes dans les zones rurales et de formation professionnelle en faveur de l’ensemble des femmes ; et promouvoir l’entrepreneuriat féminin, comme le recommande la stratégie nationale pour l’emploi, récemment adoptée».

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