Vers la dynamisation du système de formation professionnelle

Vers la dynamisation du système de formation professionnelle

«Inculquer une nouvelle dynamique au système de formation professionnelle» c’est ce qu’a souligné le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahad Souhail, lors de la réunion, tenue vendredi dernier à Rabat, consacrée à l’étude d’élaboration de la stratégie intégrée de développement de la formation professionnelle à l’horizon 2020. Une dynamique qui, toujours selon M. Souhail, doit être bien intégrée dans le système d’éducation et de formation et davantage en lien avec le monde économique, rappelant que l’objectif ultime à travers la Vision 2020 est de bâtir un système performant, réactif, souple et suffisamment ancré dans le milieu professionnel et bien intégré dans le système d’éducation et de formation nationale. Cette vision privilégie, a fait remarquer le ministre, la détermination et la définition des besoins en compétences et qualifications de secteurs d’activités par les professionnels et la mise en place de mécanismes de planification et d’adaptation périodiques et réguliers de l’offre de formation. Elle prône également le développement de contrats-programmes avec les opérateurs de formation pour la réalisation de formations découlant des besoins arrêtés et approuvés et la mise en place de procédures de financement, de suivi et d’évaluation des différents programmes. Le ministre a fait savoir que la stratégie intégrée de développement de la formation professionnelle à l’horizon 2020 puise dans «l’institutionnalisation» de la formation professionnelle conformément à la nouvelle Constitution, dans l’impératif de répondre aux besoins en compétences des entreprises et l’exigence d’assurer une plus grande compétitivité économique du pays favorisant ainsi davantage de créations d’emplois. Pour Mohamed Horani, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l’heure est plutôt à l’évaluation de l’expérience de la formation professionnelle pionnière à l’échelle internationale, afin d’en dégager les dernières retouches à apporter à l’approche marocaine, notamment en matière de bonne gouvernance tripartite qui engage le gouvernement, le patronat et les représentants des syndicats. M. Horani propose de commencer d’abord par la réduction de l’écart entre les besoins du marché et la formation professionnelle, trouver des solutions aux travailleurs non qualifiés (environ 400. 000) et la transformation du secteur informel en secteur structuré. Autant de chantiers, que de problèmes, mais non sans solution puisque la réussite de cette vision reste, selon le ministre de l’emploi, tributaire de l’instauration des bases d’une bonne gouvernance et l’adaptation de l’organisation et du fonctionnement des différents organes et structures en charge de formation.

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