Un café avec Leila Haddioui

Un café avec Leila Haddioui

Vous incarnez l’un des rôles principaux dans « Sarah » un film signé Saïd Naciri, sélectionné dans la catégorie des « coups de cœur » du Festival du Film de Marrakech. Vous nous faites le pitch ?

C’est l’histoire d’une femme (moi), riche et à la tête d’une entreprise, qui a perdu sa fille et qui ne parvient pas à accepter sa mort.  Son chemin croise celui de Abbas (Said Naciri), père d’une petite fille prénommée Sarah. Abbas est très cultivé, mais la malchance joue contre lui et il n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille. Le duo père-fille a alors une idée, organiser un faux accident de la route avec moi, pour pouvoir m’extorquer de l’argent. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu et je vais m’attacher à la petite fille…

Qu’est- ce que ce rôle vous a apporté ?

Je joue le rôle d’une mère de famille et d’une femme active et ça me ressemble beaucoup… Je me suis beaucoup retrouvée dans ce personnage. Sinon, le fait de travailler avec Saïd était une très belle expérience en soit et le tournage à Agadir a été vraiment super.

On vous connaît mannequin, actrice, animatrice… Dans lequel de ces rôles vous sentez-vous le mieux ?

Je me sens très bien dans les trois et à vrai dire je serai incapable de choisir parmi ces trois casquettes.

 Vous exercez des métiers principalement liés à l’image, vous ne seriez pas un peu narcissique ?

Non, pas du tout ! J’estime que l’image est très importante et qu’elle reflète beaucoup de choses. C’est important d’entretenir son image au quotidien.

Dans votre cas, le sourire est de mise en toutes circonstances. Ce n’est pas trop dur d’afficher constamment la bonne humeur?

Non, ce n’est pas difficile du tout car je suis de nature une femme très souriante. Je ne me force absolument pas à être ainsi. C’est plutôt l’inverse qui serait bizarre dans mon cas.

 

Comment assoir son intégrité  quand on est mannequin ou actrice au Maroc, sachant que certaines personnes « bien pensantes » considèrent que ce ne sont pas des métiers très respectables ?

J’essaie d’être la plus simple possible et surtout de ne pas verser dans la provocation.  Je me respecte moi-même et je respecte les autres, tout simplement.

 

Et votre mari dans tout ça ? Il n’est pas trop jaloux ?

Si bien sûr, comme tous les hommes amoureux. Mais il a confiance en moi et connaît mon caractère. Il sait très bien que je ne vais pas faire n’importe quoi.

En plus de votre carrière professionnelle bien chargée, vous êtes aussi mère de famille. Comment arrivez-vous à jongler avec ces responsabilités ?

A vrai dur ce n’est pas évident de jongler avec toutes ce casquettes mais j’y arrive en m’organisant. Tout dépend de la manière dont on gère sa vie. Dans mon cas, si j’ouvre une parenthèse, j’en ferme une autre et j’évite de faire 36.000 choses à la fois.

Comment choisissez-vous les projets sur lesquels vous travaillez ?

Je travaille en free lance. Je suis donc libre d’organiser mon temps comme je l’entends et surtout de travailler sur des projets que j’aime. Je ne travaille pas pour l’argent et jamais je n’accepterai un projet si cela ne me valorisait pas.

Vous êtes plutôt Raja, Widad, FC Barça ou Real Madrid… ?

Rien de tout cela. Je ne suis absolument pas une fan de foot.

Et la politique, vous vous y intéressez ?

J’évite à tout prix. Je vis dans un monde où tout va bien, où tout est beau. La politique, j’évite de m’y intéresser parce que ça me rend triste et puis ça m’énerve.

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