Youssef Chmirou : «Il faudra plus qu une «seule» journée pour sensibiliser l opinion publique à l égalité femme-homme»

Youssef  Chmirou : «Il faudra plus qu une «seule» journée pour sensibiliser l opinion publique  à l égalité  femme-homme»

Café ou thé ?
Plutôt café, sans modération…

Que repésente pour vous la journée de la femme ?
A mon avis, il faut plus qu’une «seule» journée pour sensibiliser l’opinion publique à l’égalité femme-homme. Laquelle a été arrachée, concernant le statut personnel, grâce à une forte mobilisation de la société civile en 2004. L’article 475 du code pénal marocain (qui autorise le violeur à épouser sa victime) a été abrogé non pas à cause de la journée de la femme qui reste à mon sens symbolique.

Qu’est-ce que vous avez offert à votre deuxième moitié à cette occasion ?
La réponse est dans la première question…

Vous êtes père d’un garçon et une petite fille. Jamais deux sans trois ?
Pour l’instant, les deux me comblent de bonheur…

Parlons sport un peu. Comment voyez-vous la course entre le Raja et le WAC pour le titre de la Botola ?
C’est un suspense qui donne plus envie de suivre les matchs de la Botola dont le titre se jouera à mon avis lors du derby retour entre les deux équipes. J’en profite pour souhaiter plein succès au WAC.

Vous êtes plutôt Barça. Comment jugez-vous les derniers couacs du club catalan?
Cela arrive aux meilleures équipes de football. Faute d’un bon entraîneur, le Barça ne pouvait pas faire mieux face au Real qui a repris du poil de la bête cette saison. Mais ce n’est que partie remise…

Le métier de journaliste ne manque pas d’anecdotes malgré ses difficultés. Racontez-nous en une…
Les anecdotes, comme tout journaliste, j’en ai plein. Mais il y a une qui me vient à l’esprit. C’était en 2003, quand je suis parti sans rendez-vous à la prison Oukacha pour interviewer une VIP du monde des affaires, inculpée dans une affaire de détournement… Devant la porte, je me présente comme étant l’un des membres de sa famille. Recoupement vite fait, les gardiens reviennent vers moi et me demandent «violemment» de décliner ma véritable identité et l’objet de la visite. C’est ce que j’ai fait en insistant sur le bien-fondé de ma démarche. Ils me laissent entrer et me demandent de patienter près d’une téléboutique en cours de travaux de peinture. Ce détail aura tout un sens dans ce qui suit. Après l’accord du directeur, ils m’autorisent à m’installer dans une buvette, en attendant l’arrivée de le VIP qui a bien voulu se confesser.  L’entretien «scoop» s’est fait devant les regards inquisiteurs des gardiens. Aussitôt l’interview publiée, quelle ne fut ma surprise de recevoir trois démentis (sur fond de menace de poursuites judiciaires à mon encontre) de la VIP herself, du directeur de la prison, et de l’administration pénitentiaire. Tous m’accusent d’avoir inventé ladite interview. Seulement voilà, je me suis rappelé que sur l’écriteau de la téléboutique il y avait des fautes d’orthographe : «Tiliboutique» au lieu de «Téléboutique». J’ai appelé immédiatement Mustapha Meddah, alors directeur de l’Administration pénitentiaire, pour lui en faire part. Le message a été reçu 5/5, les trois démentis ont été jetés à la poubelle et la «tiliboutique» a été retouchée pour le plaisir des yeux.

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