10 ans de prison pour avoir tué son ami

10 ans de prison pour avoir tué son ami

On pourrait penser qu’il est fou. Mais, l’avocat de la partie civile a expliqué à la Cour qu’il essaie uniquement de tromper les magistrats afin  d’échapper à la prison et être interné dans un hôpital psychiatrique.

Nous sommes à Safi. La salle d’audience est archicomble. Au box des accusés, se tient un jeune homme âgé de trente et un ans, célibataire, qui a déjà purgé une peine de dix-huit mois pour complicité dans un vol qualifié.

Face au président de la Cour qui le bombarde de questions, il baisse les yeux. Sa voix est inaudible et parfois, il se mure dans le silence. Ses réponses sont très courtes, mais elles permettent toutefois aux trois magistrats de se faire une idée sur le crime commis et de parvenir ainsi à une conclusion convenable. Devant eux, il avoue le meurtre de son ami, un jeune homme de vingt-huit ans, employé de son état.

Célibataire, ce dernier jouissait, dans son quartier, d’une bonne réputation. En fait, jusque là personne ne pensait que la victime pouvait être un ivrogne, amateur de filles de joie… Jusqu’au jour de sa mort car c’est précisément pour l’une d’entre elles qu’il a perdu la vie.

Selon le procès-verbal de l’audition du mis en cause, les deux amis se trouvaient en compagnie de deux prostituées, au domicile de l’accusé. Les deux hommes et leurs compagnes d’un soir ont passé la soirée à boire et à discuter dans la bonne humeur générale. Profitant du fait que la future victime se soit absentée aux toilettes, le mis en cause a délaissé sa compagne pour emmener celle de son ami dans une chambre.  De retour dans la pièce principale, la victime s’est aperçu de l’absence de son ami et de la prostituée qui l’accompagnait.

L’homme a tôt fait d’apprendre que le couple se trouve dans la chambre attenante et débarquant par surprise dans la pièce, il découvre le duo en pleine action… Surpris et furieux, il s’avance vers son ami d’un air menaçant, déterminé à le frapper. Dans un geste de défense, l’homme le repousse, avec suffisamment de violence pour lui faire perdre l’équilibre. Le mis en cause, perdant la tête, s’empare alors d’un couteau et en assène deux coups mortels à l’homme qui gît encore à terre. 

Prévenue du drame qui vient de se dérouler, la police arrive sur les lieux et arrête le meurtrier ainsi que les deux filles de joie. Chacune d’elles est condamnée à six mois de prison ferme. Quant au mis en cause, celui-ci a été jugé coupable de coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner et a été condamné à dix ans de réclusion criminelle.

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