5 ans pour avoir tué un repris de justice

5 ans pour avoir tué un repris de justice

Mahmoud semble n’avoir jamais mis les pieds dans une salle d’audience d’un tribunal, ni en tant que suspect, témoin ou curieux qui vient pour assister à l’examen des affaires criminelles.

En effet, dès qu’il y rentre ce jour de mois de mars, entouré de deux policiers, il se plante à sa place. L’un des deux policiers lui demande d’aller s’asseoir sur le banc des accusés. Il tourne ses regards à gauche et à droite comme s’il cherchait quelqu’un. Une femme lui fait signe avec la main. Il s’agit de sa sœur qui vient le soutenir.

Mahmoud, vingt-et-un ans, un jeune homme jouissant d’une bonne réputation, s’est retrouvé, d’un jour au lendemain, mêté dans une affaire de meurtre. Accusé de coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, il clame son innocence. Il déclare devant la Cour n’avoir pas touché la victime, un voisin du quartier qui était sous l’effet de l’alcool. Il précise qu’il s’est contenté de lui demander de se calmer pour que les voisins dorment. Mais en vain. La victime a continué à faire du tapage nocturne.
«Tout à coup, il a reculé et il est tombé par derrière… je ne l’ai pas touché», affirme Mahmoud qui était, avant son arrestation, un employé dans une agence de location de voitures. Un voisin qui semblait être présent sur la scène du crime accuse, lors de son témoignage devant la Cour, le jeune employé d’avoir poussé violemment la victime.

« Il l’a poussé, M. le président… Je lui ai demandé de le laisser tranquille», atteste le témoin après avoir prêté serment.
Quand Mahmoud a entendu ce témoignage qui le met en cause son sang s’est figé dans ses veines. Et pour enfoncer le clou, le représentant du ministère public est intervenu lors de son réquisitoire pour expliquer que le témoignage est une preuve accablante que le mis en cause a bien poussé la victime.

Un témoignage qui a également tout chamboulé pour l’avocat qui est venu défendre Mahmoud. Ce dernier a précisé que tout le monde au quartier, où demeure le mis en cause, décrit Mahmoud comme un brave homme qui jouit d’une bonne réputation, qui n’a jamais fait de mal à personne. De plus, ajoute l’avocat lors de sa plaidoirie, il n’y a pas de preuve tangible qui joue contre l’innocence de son client.

Et pourtant, la Cour l’a jugé coupable pour l’accusation qui lui a été attribuée tout en le faisant bénéficier des circonstances atténuantes.
Verdict : 5 ans de réclusion criminelle.

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