6 ans de prison pour séquestration et viol

6 ans de prison pour séquestration et viol

Dès qu’elle a été appelée par le président de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca pour présenter son témoignage, elle commence à sangloter. Le président tente vainement de la calmer. Elle n’arrive pas à retenir ses larmes. Comme si le scénario de l’agression qu’elle a subie lui passait par la tête dès qu’elle a vu son agresseur qui se tient à la barre. Celui-ci, sans vergogne, se disculpe. Il affirme ne l’avoir jamais vue ou rencontrée quelque part. «Je ne l’ai jamais vue, M. le président», déclare-t-il à la Cour. Mais, la victime, quand elle s’est calmée, affirme qu’il est son agresseur et son violeur. Elle se souvient de lui, elle ne peut pas se tromper : ce sont ces traits. «C’est lui, M. le président», précise-t-elle sûre d’elle. Mais, ce jeune homme, âgé de vingt-huit ans, repris de justice, qui la fixe des yeux, conteste et l’accuse de vouloir le jeter sans raison apparente en prison. «C’est lui, M. le président. Je me souviens quand je venais de descendre du grand taxi», commence-t-elle sa version des faits. C’était le samedi 22 septembre, vers 20h, au quartier Sidi Moumen. Elle empruntait, comme chaque jour, le chemin à destination de chez elle. A peine a-t-elle fait quelques pas qu’un jeune homme, armé d’un couteau, lui a coupé le chemin. «Tu vas m’accompagner sans résistance. Sinon, je vais te tuer», l’avait-il menacée. Elle lui a remis entre les mains trois cents dirhams dont elle disposait, espérant que cela le dissuaderait de la toucher. Mais l’homme sous l’effet de la drogue cherchait visiblement son corps plus que son argent. Il l’a giflée. Elle l’a supplié. Mais en vain. Il l’a conduite sous la menace du couteau vers une baraque. Là, elle a enduré tous les supplices : gifles, coups de poing et de pied, abus sexuel… Il l’a même blessée avec son couteau. Il n’a pas manqué d’emporter les trois cents dirhams et un téléphone portable avant de disparaître. Une plainte a été déposée par la victime. Les investigations policières ont été menées par les limiers qui sont arrivés, dans un délai de vingt-quatre heures, à le mettre hors d’état de nuire et le traduire devant la justice. Verdict : six ans de réclusion criminelle.

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