8 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son frère

8 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son frère

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Au box des accusés, ce jeune homme de trente-et-un ans n’arrive pas à tenir ses larmes.

Le président de la Cour essaie de le calmer. Mais en vain. Il sanglote comme un petit enfant. Est-il innocent ? «Non», avoue-t-il tout en ajoutant : «Je n’ai jamais imaginé tuer mon frère». Bref, il est accusé de fratricide. Encore célibataire, cet employé qui jouissait d’une bonne réputation devient du jour au lendemain un meurtrier, et de surcroît de son frère, et doit rendre des comptes à la justice.

«Il était très agressif envers ma mère», décrit-il avec amertume le comportement de son frère tout en versant des larmes chaudes. Il s’exprime difficilement. Sa mère, sa sœur et sa tante qui se trouvent parmi l’assistance n’arrivent également pas à tenir leurs larmes.

«Le défunt m’insultait souvent pour lui verser de l’argent», témoigne la mère, sexagénaire, tout en précisant qu’il n’y a pas plus malheureux qu’elle puisqu’elle perd ses deux fils : celui qui la maltraitait et celui qui est au box des accusés.

En ce jour fatidique, la mère était plantée devant la télé quand son fils, le benjamin, lui demande, pour la énième fois, une somme d’argent. Il avait l’intention d’acheter sa dose en drogue. Elle lui explique qu’elle n’a pas le moindre sou tout en lui rappelant qu’elle lui a donné, le matin, dix dirhams. Très contrarié il traite sa mère d’avare. Soudain, son frère fait son apparition. Il comprend bien vite que son frère harcèle encore leur mère et lui demande de la laisser une fois pour toutes tranquille. Mais le défunt ne compte pas se laisser faire et donne un coup de poing à son frère. Perdant tout contrôle de ses nerfs, celui-ci s’arme d’un bâton et lui assène un seul coup au niveau de la tête. Le fils aîné perd connaissance. Transporté au service des urgences de l’hôpital Sidi Othmane, à Casablanca, il ne tarde pas à rendre l’âme.

Arrêté et poursuivi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Le mis en cause a été condamné à huit ans de réclusion après avoir bénéficié des circonstances atténuantes.   

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