Arrestation d’un escroc

Khadija, mère d’une famille, se tenait devant la porte  du 8ème arrondissement de police à Marrakech. Elle avait l’intention d’obtenir les documents nécessaires pour établir la carte d’identité nationale pour son fils. Tout d’un coup, elle a remarqué un jeune homme en tenue de police qui la scrutait. Elle s’est approchée de lui et lui a demandé : «Si vous permettez, quels sont les documents nécessaires pour établir une CIN pour mon fils». Le jeune homme en tenue de police lui a souri en lui expliquant : «C’est ton fils qui doit demander sa carte d’identité nationale. En tout cas, je peux t’aider s’il a des empêchements pour se rendre au commissariat». Khadija semblait avoir besoin d’un policier pour lui rendre  ce service. Elle a alors ouvert son sac à main pour prendre l’extrait d’acte de naissance de son fils et un billet de deux cents dirhams. Le jeune homme, Abdelhadi, a noté son numéro de téléphone portable et son adresse. Il lui a promis de l’appeler et  de se rendre chez elle pour lui remettre la CIN. Au fil des semaines, Abdelhadi ne lui a ni téléphoné ni rendu visite. Bref, il a disparu.
Khadija n’était pas sa seule victime. Elle était sa énième avant d’être arrêté par la police de Marrakech. Abdelhadi est un employé à la teinturerie du complexe estival du ministère de la Justice. Son salaire ne satisfaisait pas ses besoins. C’est la raison pour laquelle il s’est aventuré dans le monde de l’escroquerie. Comment ? D’abord, il a cherché à se procurer une tenue de police. Il a réussi à acheter un pantalon de policier chez un marchand de friperie au souk Douar Al Âskar contre une somme de quarante dirhams. A Casablanca, Abdelhadi a acheté d’autres pièces ainsi qu’une tenue de fonctionnaire de prisons. Il a également subtilisé une carte d’adhérent vierge à l’accueil du complexe estival du ministère de la Justice. Il a confectionné cette carte au point qu’elle ressemblait à celle de la police. Et il est passé à l’acte. Durant six ans, ce jeune homme mettait les gens dans son panier en les déplumant contre de fausses promesses. A chaque fois, il se faisait passer pour un policier ou un fonctionnaire des prisons. Les éléments de la police du 8ème arrondissement de police de la ville ocre ont été informés que le jeune célibataire fréquentait le commissariat pour tendre les souricières à ses victimes. Une surveillance a été effectuée et a été soldée par son arrestation. Abdelhadi a été traduit devant la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Marrakech, pour escroquerie, faux, usage de faux et revêtement d’un costume présentant une ressemblance avec les uniformes de la sûreté nationale.

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