Arrestation d’un instituteur pédophile et incestueux

Tout le monde respectait, appréciait et avait de l’estime pour cet enseignant. Cette image n’a jamais changé puisqu’il y a toujours des enseignants qui déploient tous leurs efforts pour assumer leur responsabilité et accomplir leur tâche avec abnégation. Malheureusement, il y en a d’autres qui n’hésitent pas à porter atteinte à cette noble profession en satisfaisant leurs désirs bestiaux tout en profitant de la chair tendre des petits écoliers. Le dernier cas remonte à la semaine dernière à Casablanca. Il s’agit de l’enseignant Ahmed. B, âgé de quarante-huit ans, père de famille, marié à une institutrice exerçant à la même école primaire où il enseigne, à savoir l’école Al Azhar, située au quartier Anassim, préfecture Sidi Bernoussi. Cet instituteur qui enseignait à l’école Ibn Hani avant de rejoindre l’école Al Azhar semblait ne jamais avoir mis la puce à l’oreille de la direction de l’école. Cette dernière a précisé à ALM n’avoir jamais reçu de plainte contre le mis en cause. Du même, sa femme ne s’est jamais rendu compte que son mari avait des tendances sexuelles envers les enfants.
Il a fallu attendre que les mères de quatre filles, qui poursuivent leur scolarité en deuxième année d’enseignement fondamental chez Ahmed, portent plaintes contre le mis en cause pour que l’affaire éclate. Les quatre filles ont raconté à leurs mamans que leur instituteur n’hésitait pas à les appeler une par une pour le rejoindre à son bureau, pour leur enlever les vêtements, déboutonner leurs pantalon et abuser d’elles devant les autres élèves. Il les sollicitait de ne rien raconter à leurs parents tout en les menaçant de les rouer soit avec un tuyau en plastique ou un bâton.
Mercredi 30 avril. Les éléments de la police judiciaire de Sidi Bernoussi se sont dépêchés vers l’école, à 18 h, pour mettre le mis en cause hors d’état de nuire. Dans les locaux du commissariat de police, il a avoué son crime perpétré contre ses élèves. Outre les quatre plaignantes, les enquêteurs ont écouté deux autres victimes. L’enquête a révélé également que l’instituteur abusait de sa propre fille qui poursuivait ses études à la même classe où il enseignait.
Selon l’enquête policière, la fille de cet instituteur pédophile et incestueux n’a jamais révélé quoi que se soit à sa mère. Ahmed a été traduit, samedi 3 mai, devant la Cour d’appel de Casablanca. L’association « Touche pas à mes enfants » (Matkich Ouladi) s’est constituée partie civile dans l’affaire. Sa présidente, Najia Adib, a précisé à ALM que « on peut considérer la pédophilie parmi les crimes qui connaissent une recrudescence flagrante. Mais ce qui est très grave est le fait que ce crime soit commis par l’instituteur contre ses écoliers… ».

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