Arrestation d’une dealer et de sa fille pour trafic de cocaïne

Arrestation d’une dealer et de sa fille pour trafic de cocaïne

De coutume, les limiers de la brigade anti-drogue du district Casablanca-Anfa effectuent des campagnes pour l’arrestation des dealers qui opèrent en ancienne médina. À chaque fois qu’ils arrêtaient un dealer, le nom de leur fournisseuse, une certaine «Lâagrabe» (Le scorpion) est dévoilé. Il s’agit d’une quinquagénaire, mère d’un jeune homme qui purge actuellement une peine d’emprisonnement ferme pour trafic de drogue et d’une fille, âgée de trente-huit ans, célibataire. Elle demeure à l’ancienne médina. Aussitôt, les enquêteurs de la brigade anti-drogue ont décidé de mettre fin aux activités de cette quinquagénaire et de sa fille. Ils se sont dépêchés sur le quartier où elles demeurent pour effectuer les investigations nécessaires afin de les mettre hors d’état de nuire. Après quelques heures de surveillance permanente, les enquêteurs sont arrivés à remarquer deux jeunes hommes qui se dirigeaient vers la maison de la trafiquante. L’un d’eux a frappé à la porte qui n’a été ouverte que quelques minutes plus tard. C’était l’occasion pour les policiers d’effectuer une descente dans le domicile. Les policiers, qui ont arrêté les deux clients, sont entrés au domicile. A part la fille, il n’y avait personne. Et la mère ? La fille leur a affirmé qu’elle va la rencontrer dans quelques heures à Hay Hassani. Premièrement, ils ont procédé à la perquisition des lieux pour mettre la main sur trois grammes de cocaïne et sur plusieurs plaquettes de haschich d’une quantité globale de 14 kg dissimulés dans la chambre à coucher, sous le lit et dans quelques tiroirs. Ils ont également saisi six téléphones portables, des bijoux en or, une importante somme d’argent et une voiture.
Après quoi, les enquêteurs ont demandé à la fille d’appeler sa mère pour la rencontrer à Hay Hassani. Au lieu du rendez-vous, la mère s’est retrouvée face-à-face avec les policiers. En compagnie de sa fille et leurs deux clients dont un repris de justice pour trafic de drogue, la mère a été conduite au siège de la préfecture de police situé au boulevard Zerktouni. Elle a été soumise aux interrogatoires. Au début, il semble qu’elle est une reprise de justice pour les mêmes motifs.
«Le scorpion» a avoué aux enquêteurs qu’elle s’est mariée il y a une quarantaine d’années. Seulement son mari l’a abandonnée avec ses deux enfants pour se marier avec une autre femme et s’installer à Agadir. Il n’a jamais versé la moindre pension à ses deux enfants, une fille et un garçon. Elle a décidé de ne plus se remarier et de consacrer sa vie à ses deux enfants. Depuis, elle s’est jetée dans le gouffre du monde de la drogue. Elle ne vendait que du haschich. Certes, elle a été arrêtée à maintes reprises. Mais, elle n’a jamais pensé renoncer à ce trafic qui rapporte plus d’argent. Au contraire, il lui a permis de vivre aisément. Au fil du temps, sa fille, puis son fils ont été attirés par cette activité rentable. Après avoir quitté, en 1995, la prison, son voisin lui a recommandé de s’intéresser à la drogue dure parce qu’elle rapporte plus. Depuis, elle a commencé à vendre de la cocaïne aux toxicomanes et aux dealers tout en partageant les bénéfices avec son voisin.
Après avoir avoué leurs crimes, « Le scorpion », sa fille et leurs deux clients ont été traduits devant la Cour d’appel de Casablanca poursuivis pour constitution d’une association de malfaiteurs, trafic de drogues dures avec récidive, consommation de drogue et complicité.

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