Arrêté pour ivresse, il avoue un meurtre

Arrêté pour ivresse,  il avoue un meurtre

Sans parler à personne, le jeune homme marche en titubant sur ce boulevard de Berrechid. De temps en temps, il se colle à un mur pour essayer de conserver son équilibre avant de reprendre sa route, tout doucement, comme un enfant qui ferait ses premiers pas.

Les quelques personnes qui le croisent, à cette heure tardive du samedi 14 septembre, ne lui prêtent pas grande attention, d’autant plus qu’il ne se montre pas agressif. Il se contente seulement de balbutier quelques mots incompréhensibles. Son comportement éveille toutefois l’intérêt des éléments de la police qui effectuent leur ronde quotidienne dans la ville. Deux policiers, constatant son état d’ébriété avancé, le font monter dans le fourgon…

Direction le commissariat. Là-bas, il continue de marmonner de manière incompréhensible. Intrigué, un policier s’approche de lui et l’entend répéter : «Je suis un meurtrier…». Jusqu’à présent, il n’avait pas accordé d’importance à ses mots, prononcés sous l’effet de l’alcool et du hashish, se contentant de lui demander de s’arrêter de dire n’importe quoi. Mais comment être sûr que ces mots balbutiés ne sont pas un aveu?

Le lendemain, dimanche 15 septembre, le jeune homme reprend sa connaissance. A haute voix cette fois-ci, il crie qu’il est un meurtrier. Est-ce la vérité ? «Oui, j’ai tué une femme», confesse-t-il à l’un des limiers de la police judiciaire. Il lui explique qu’il était en compagnie de sa maîtresse et de ses trois amis dont une jeune femme. Tous les cinq se soûlaient et fumaient des joints dans un cagibi situé dans un terrain vague. C’est alors qu’il a demandé à son amie de coucher avec lui. Mais elle a refusé, ne voulant pas avoir une relation sexuelle avec lui, devant les autres. Le différend entre les deux amants tourne à la dispute, des coups sont échangés et le jeune homme finit pas tuer sa maîtresse, d’un coup de couteau. 

Les limiers de la PJ se mobilisent et se rendent illico au lieu dit du meurtre. Ils y trouvent effectivement le cadavre de la jeune fille, qui était mère d’un enfant et demeurait à Berrechid.

Les policiers ont traduit le jeune homme ainsi que ses amis devant la justice.

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