Assassinat d’un Marocain de confession juive dans sa petite imprimerie

Avant-hier, lundi, vers 11 h du matin, une petite imprimerie, située au boulevard de Bordeaux, non loin du cinéma Verdun, à Casablanca, était la scène d’un crime odieux qui a coûté la vie à Jacob Chriki, un Marocain de confession juive, né en 1926. Selon les habitants du quartier, c’est son épouse qui avait découvert le cadavre quand elle l’a rejoint à 11h du matin. Il présentait de graves blessures. «Il n’était pas égorgé, mais il présentait des blessures au front, au visage et au thorax», a précisé une source policière à ALM. Ce qui prouve, toujours selon la même source policière, «qu’il aurait été frappé par une arme blanche comme une petite barre de fer ou un bâton, mais non avec un couteau».
Selon quelques jeunes hommes résidant au quartier, Jacob Chriki, qui jouissait d’une bonne réputation et qui entretenait de bonnes relations avec ses voisins, ne quittait son appartement du boulevard de Bordeaux que rarement pour fréquenter sa petite imprimerie où il passait quelques moments seul sans compagnon. Ce jour de lundi 8 mars, il a quitté son appartement vers 9 h du matin après avoir pris son petit déjeuner. Et sa femme l’a rejoint deux heures plus tard pour qu’elle le découvre corps sans âme. Alertés, les limiers de la police scientifique et judiciaire se sont dépêchés sur les lieux pour entamer les premiers constats d’usage et diligenter une enquête minutieuse en commençant par les témoignages de la veuve de Jacob Chriki, des voisins, des habitants du quartier et de tout ce qui peut permettre aux enquêteurs de mettre la main sur le moindre indice afin de tirer l’affaire au clair pour savoir s’il s’agit d’un crime lié au terrorisme ou d’un simple crime crapuleux. À ce propos, les hypothèses sont divergentes. Une source policière a affirmé à ALM qu’il «n’est pas encore temps de déduire quoi que ce soit et toutes les hypothèses sont possibles». Par ailleurs, une seconde source policière a précisé à ALM que «la piste du vol a été privilégiée surtout que les enquêteurs ont découvert un petit coffre ouvert sans savoir ce qu’il y avait dedans». La même source a précisé que «l’épouse du défunt a révélé aux enquêteurs des signalements d’un présumé auteur du crime auquel un portrait-robot a été établi». Les mêmes sources policières ont rejeté la piste terroriste tout en affirmant que l’arrestation de l’auteur du crime n’est qu’une question de temps.

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