Au nom de leurs copines, un jeune repris de justice tue son ami

Ils sont cinq amis dont deux filles qui passent actuellement leur temps derrière les barreaux de la prison à El Jadida. Impliqués dans une affaire de meurtre, ils attendent l’examen de leur procès par la chambre criminelle près la Cour d’appel d’El Jadida. Sans aucun doute, ils regrettent d’avoir tué un jeune homme qui n’était autre que leur ami. Il s’agit de Zemmouri, vingt-deux ans, célibataire et sans profession. C’était un témoin qui a téléphoné, ce samedi 19 novembre, vers 23 h 30, aux éléments de la police judiciaire de la ville d’Azemmour quand il a remarqué une dispute entre Zemmouri et trois autres jeunes hommes. Les policiers se sont dépêchés sur les lieux. Le jeune homme blessé était encore sur les lieux, gisant dans une mare de sang. Il était gravement blessé au niveau du cœur, mais il était encore en vie. Aussitôt, le chef de la brigade qui s’est chargée de l’affaire a téléphoné aux éléments de la protection civile qui n’ont pas perdu de temps pour les rejoindre. Le jeune homme gravement blessé a été mis dans l’ambulance qui a démarré à toute allure. Malheureusement, à mi-chemin, il a rendu l’âme. Et le cadavre a été conduit vers l’hôpital médico-légal à El Jadida pour être autopsié. Quant aux limiers de la PJ qui ont reçu la mauvaise nouvelle ont diligenté rapidement une enquête minutieuse susceptible de tirer toute l’affaire au clair. Au début, ils ont collecté quelques témoignages de certaines personnes qui avaient assisté à la rixe qui a eu lieu entre la victime et le (ou les) meurtrier. En effet, certains témoins ont révélé aux limiers que trois jeunes hommes avaient violenté la victime et l’un d’eux l’a poignardé avant de prendre la poudre d’escampette. Les témoins ont précisé aux enquêteurs que les trois voyous étaient en compagnie de deux jeunes filles. D’autres témoins ont même dévoilé les surnoms des trois voyous parce qu’ils sont connus par les habitants de l’ancienne médina de la ville d’Azemmour. Il s’agissait des surnommés Ouled Sfia, Msimir et Lghandouri.
Certes, les enquêteurs sont arrivés à mettre la main sur l’auteur principal du crime, à savoir Ouled Sfia, un repris de justice de vingt-huit ans, célibataire, sans profession. Soumis aux interrogatoires, celui-ci a affirmé qu’ils étaient, lui et la victime, en compagnie de leurs copines et de leurs deux amis, Msimir et Lghandouri. Ils avaient, tous les six, ingurgité quelques verres de l’eau-de-vie avant de commencer à inhaler la colle à dissolution. Tout d’un coup, la maîtresse de la victime, Zemmouri, a demandé à l’amante d’Ouled Sfia de lui remettre la djellaba qu’elle lui avait prêtée depuis quelques jours. La demande de la djellaba a cédé la place à un malentendu entre les deux filles, puis à une rixe. C’était le moment où les deux amis sont intervenus. Lorsque Zemmouri a empêché la maîtresse d’Ouled Sfia de frapper la sienne à coup de pierre, celui-ci s’est armé d’un couteau. Ouled Sfia, qui semble hors de lui, a avancé rapidement vers son ami, Zemmouri, et lui a asséné un coup de couteau au niveau du cœur. Il lui a ensuite donné, avec le soutien de ses deux amis, des coups de poing. Après, Ouled Sfia, ses trois complices dont la copine d’Ouled Sfia et la copine du défunt ont été arrêtés et traduits devant la justice.

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