Belgique : Procès des meurtriers du boulanger de Jamioulx

Pascal Hennuy et son épouse, qui exploitent une boulangerie près de Charleroi, se lient d’affection pour leur apprenti Anthony M., engagé pour les aider le week-end. Mais si celui-ci donne l’impression que son salaire le satisfait, il s’estime cependant exploité par le couple. Lorsqu’il apprend que son employeur doit retirer quatre mille euros à la banque, il en fait part à un autre mineur d’âge, Aubain B. Ils décident de cambrioler la boulangerie avec Abdelah Mostefa, Dorian Cherpion, Frédérick Echazar et Tahar Zouad. Il est 2h30, le 5 novembre 2007, lorsque les accusés pénètrent dans la boulangerie armés d’une carabine 22 LR, un pistolet 9 mm, un 357 magnum, et un pistolet d’alarme. Sur place, ils se partagent les armes et abattent le chien des habitants qui, réveillés par le bruit, descendent de leur appartement situé à l’étage de la boulangerie. Pascal Hennuy s’empare d’un couteau de cuisine et blesse un des agresseurs au pied. Un autre des agresseurs tire alors sur la victime qui s’écroule. Les accusés prennent la fuite dans une Volkswagen. Le lien avec d’autres faits antérieurs est rapidement établi par les enquêteurs et Aubain B. et Anthony M. sont interpellés. Tahar Zouad est le premier à se rendre aux forces de l’ordre, le 8 novembre 2007. C’est ensuite Dorian Cherpion qui se présente avec ses parents le 11 novembre 2007, suivi le lendemain par Abdelah Mostefa et ensuite par Frédérick Echazar. En aveux des faits de Jamioulx, les accusés font des déclarations concordantes. Les accusés sont aussi poursuivis pour d’autres faits. Le 20 octobre à Virelles et le 24 octobre 2007 à Wayaux, ils pénétraient armés et cagoulés par effraction dans une habitation et se faisaient remettre l’argent et les valeurs en menaçant et maltraitant les occupants. Frédérick Echazar et Tahar Zouad étaient tous deux mineurs au moment des faits dont ils sont accusés. Ils comparaissent après que la chambre de la jeunesse de la Cour d’appel de Mons a confirmé les décisions de dessaisissement du tribunal de la jeunesse de Charleroi qui les a renvoyés tous deux devant la juridiction des adultes.

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