Belgique : un père condamné pour viols sur ses trois enfants

Un homme âgé de quarante-deux ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles à cinq ans de prison ferme pour avoir abusé de son fils de 2 ans et demi, ainsi que de ses filles de moins de 10 ans, a rapporté le quotidien belge La Dernière Heure. Le quadragénaire a été reconnu coupable de viols commis pendant plus de six mois sur son fils qui était âgé de 2 ans et demi, au moment des premiers abus. Les juges l’ont également condamné pour des attentats à la pudeur commis avec violences ou menaces sur ses deux filles, âgées de 8 ans et de 5 ans et demi, au moment des premières agressions sexuelles. L’ensemble de la période infractionnelle s’étend de septembre 2005 à juin 2008. Le prévenu a été dénoncé par son épouse, la mère des enfants. Ils étaient mariés depuis 1993. En janvier 2007, la fille aînée a raconté à sa mère que son père la touchait sur les parties intimes depuis deux ans et qu’il l’avait pénétrée. Or, la semaine précédente, l’enfant s’était plainte de maux de ventre et un rendez-vous avait été pris chez le gynécologue qui avait constaté des troubles mais pas de trace de viol. La mère de la victime a interrogé son mari qui a tout mis sur le compte d’un tiers qui avait déjà commis des attentats à la pudeur sur l’enfant en 2005. Il s’agit du neveu de la mère des enfants.Le climat était particulièrement lourd dans cette famille, qui fréquente assidûment les témoins de Jéhovah. Ils avaient constaté eux-mêmes ces abus commis par le neveu mais n’avaient pas déposé plainte, parce qu’il s’agissait d’un membre de la famille… Lors de l’audition vidéofilmée de cette première victime, celle-ci a confirmé ses accusations contre son père, livrant des détails très précis. Interrogé par les enquêteurs, T. D. a d’abord déclaré que sa fille mentait, puis qu’il était navré de l’«avoir trop câlinée» et d’«avoir eu trop de tendresse à son égard». Puis il a tout avoué. L’enquête a finalement abouti à la découverte des abus sur ses autres enfants. L’avocate de la défense, Me Martine Van Praet, a évité une arrestation immédiate pour son client.

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