Canada : de nouveaux crimes du colonel serial killer

Après que le militaire de carrière ait été accusé de deux meurtres au premier degré, les policiers ont rouvert plusieurs de leurs dossiers non résolus en matière de crimes sexuels afin de déterminer si Williams avait fait d’autres victimes. Les enquêteurs ont fouillé les dossiers d’introduction par effraction où des sous-vêtements féminins avaient été volés en 2008 dans les secteurs de Simoneau Way et Wilkie Dr à Orleans où le militaire habitait.  Ils ont vraisemblablement établi des liens entre des dossiers d’introduction par effraction et le militaire. Williams est accusé des meurtres de la caporale Marie-France Comeau, 37 ans et de Jessica Lloyd, 27 ans. Il fait également face à deux accusations d’agression sexuelle après s’être présumément introduit par effraction dans des résidences de Belleville. Après l’arrestation du colonel, les policiers ont fouillé la résidence que Russel Williams partageait avec sa femme à la recherche d’indice, ils y ont trouvé des centaines de petites culottes féminines. Un couple dans la quarantaine a dévoilé en entrevue mercredi, qu’en 2008, à deux reprises dans une période de deux mois, quelqu’un avait tenté d’entrer dans leur demeure, située sur Simoneau Way. Les policiers ont pris leur témoignage au sérieux et ont visité leur maison. «Nous étions inquiets, car le détective nous avait dit que les invasions à domicile avaient un caractère sexuel», se souvient Karen, qui ne veut pas donner son nom de famille. Le couple se souvient d’ailleurs qu’il y avait eu plusieurs introductions dans le quartier à cette époque. «Nous pensions que c’était un idiot qui tentait de dévaliser les maisons», ajoute Karen. Le couple a été très préoccupé d’apprendre que le colonel William était suspecté dans cette affaire. «On s’est dit Oh Jeez!», raconte Karen. Sa surprise a été d’autant plus grande lorsqu’elle a vu la photo de Russell Williams dans les journaux. «Je me suis souvenu de lui. Je l’avais vu marcher dans le quartier, je crois même qu’il m’avait souri.» Les policiers lui ont d’ailleurs dit que l’auteur des introductions par effraction surveillait de toute évidence ces victimes. «Il semble qu’il connaissait les habitudes des gens de la rue».

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