Casablanca : 12 ans de prison pour un dealer qui en a tué un autre

Casablanca : 12 ans de prison pour un dealer qui en a tué un autre

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca.

Poursuivi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de le donner, Saâd, âgé de vingt-huit ans, se tient au box des accusés. Sans profession, il explique à la Cour qu’il avait frappé à plusieurs portes sans trouver d’emploi. Une raison pour laquelle il a essayé de gagner sa vie en s’adonnant au trafic de drogue. Un commerce illicite qui lui a coûté, il y a dix-huit mois, une peine d’emprisonnement de six mois ferme. Et pourtant, il a continué à approvisionner  les toxicomanes après avoir été relâché.

Certes, il nie avoir eu l’intention de tuer Abdellah, son aîné de trois ans, lui également dealer, mais il affirme qu’il avait seulement l’intention de le corriger. Et le juge lui explique que le juge d’instruction l’accuse effectivement de coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner et non d’homicide volontaire tout en lui demandant d’expliquer à la Cour le mobile de son crime. Saâd répond que tout a commence la veille du meurtre quand ils étaient au quartier. Abdellah, la victime, lui reproche d’avoir fourni en drogue l’un de ses clients.

Un reproche qui ne plaît pas à Saâd qui s’énerve. Ne se contrôlant plus, Abdellah à lui donne un coup de poing. Des badauds intervennient pour que l’irréparable ne se produise pas. Au contraire, Saâd s’arme d’un couteau et part à la recherche de son antagoniste dans les quatre coins du quartier. Finalement il le trouve dans un café. Sans lui adresser le moindre mot, il se tient devant lui pour lui donner un coup de couteau au niveau de l’épaule gauche. Poussant un cri strident, il se lance à la poursuite de Saâd qui a pris la fuite. La blessure semble être grave. Seulement, Abdellah s’abstient d’aller aux urgences. Le sang coule de son bras et son état s’aggrave au fil du temps. Et pourtant, il insiste pour ne pas aller aux urgences. Le lendemain, il rend l’âme. Saâd est vite arrêté chez lui à Sidi Othmane.

Jugé coupable, il a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle.

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