Casablanca : Il escroque ses victimes en se faisant passer pour un commissaire

Casablanca : Il escroque ses victimes en se faisant passer pour un commissaire

Il vient de s’attabler dans ce café casablancais dont il est un habitué. Il aime y venir régulièrement pour siroter son café noir. Par hasard, son regard croise celui d’un jeune homme qui savoure son thé à la menthe à la table d’à côté.

Rapidement, les deux hommes engagent la conversation, contents de trouver quelqu’un avec qui passer le temps.
«Mon fils, handicapé moteur, n’a pas encore pu exploiter l’agrément d’un grand taxi dont il a bénéficié il y a longtemps», confie-t-il à son voisin de table au cours de la conversation.

Ce problème qui n’aboutit à aucune solution l’angoisse au plus haut point ces derniers temps.Tout ça à cause de lenteurs administratives qui bloquent ce dossier.
«J’ai frappé à plusieurs portes. Mais en vain», explique-t-il.

L’homme lui confie alors avoir la possibilité de l’aider : «Je suis policier. J’exerce dans la sûreté des palais royaux et je connais pas mal de gens qui pourraient intervenir pour permettre  à ton fils d’exploiter son agrément».
Le père éploré n’en revient pas de la chance qu’il a et explose littéralement de joie… En oubliant presque au passage que l’homme lui demande la modique somme de 50,000 dirhams pour lui venir en aide. Quelques jours plus tard, une fois empoché le pactole, il disparaît de la circulation.
Le père de famille dépose alors une plainte auprès de la PJ préfectorale de Casablanca. Sur le bureau du chef de la brigade qui se chargera de l’affaire, deux autres plaintes du même genre ont déjà été déposées contre la même personne.

Dans le premier cas, la victime a remis 15.000 dirhams à l’escroc, qui s’est fait passer pour un responsable de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), afin qu’il l’aide à résoudre des problèmes avec l’administration des impôts.

Dans le second cas, l’escroc n’a cette fois-ci empoché que 5.000 dirhams pour aider la victime, licenciée abusivement par son employeur, à bénéficier d’une retraite anticipée.
L’enquête minutieuse diligentée par les limiers de la PJ s’est soldée par l’arrestation de l’escroc qui a fini par cracher le morceau. Il a avoué se faire parfois passer pour un commissaire chargé de la sûreté des palais royaux et des fois pour un grand responsable de la DGSN.

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