Commettant un meurtre, il n’a été arrêté qu’une année et demie plus tard

Nous sommes à Casablanca. C’était le septième jour du mois de janvier 2010, vers 3 h du matin, quand la salle de trafic de la Sûreté de Hay Hassani a été alertée par téléphone : un crime a eu lieu dans une gargote qui prépare les crêpes, située au quartier Nassime. Les enquêteurs de la police judiciaire se sont dépêchés sur les lieux. Ils ont constaté à l’intérieur de la gargote le cadavre d’un jeune homme, gisant dans une mare de sang, portant une blessure à gauche de la poitrine, au niveau du cœur. Quelques témoins ont attesté qu’il a été poignardé par A. F, âgé de trente-quatre ans, qui était dans un état d’ivresse avancé et qui a pris la poudre d’escampette sans savoir précisément sa destination. Le fourgon mortuaire est arrivé quelques minutes plus tard pour évacuer le cadavre vers l’hôpital médico-légal. Autopsié, le médecin légiste a conclu que la mort était survenue suite à une grande blessure touchant le cœur. Aussitôt, les limiers ont diligenté une enquête minutieuse. Certes, ils ont identifié le mis en cause, sans arriver à l’arrêter. Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que le mis en cause était un repris de justice qui avait purgé une peine d’emprisonnement de deux ans ferme pour vol qualifié et une seconde peine d’un mois de prison ferme pour ivresse et coups et blessures. La famille du mis en cause qui avait déménagé à la capitale ismaélienne, Meknès, après avoir vendu son appartement situé à Casablanca, a affirmé aux détectives que l’auteur du crime n’est pas retourné chez lui après avoir tué la victime. Il fallait attendre, le début de ce mois,  pour que le mis en cause soit arrêté à Meknès. Conduit vers les locaux de la Sûreté de Hay Hassani, il a avoué son crime. Il a affirmé aux enquêteurs qu’il avait rencontré l’un de ses amis qui avait l’intention de vendre son téléphone portable. Effectivement, il l’a vendu contre mille cinq cents dirhams et l’a invité à picoler. À ce propos, l’ami a acheté, dans un hypermarché, une vingtaine de cannettes de bière et trois « trois-quart» de vin rouge. Et ils ont commencé à s’enivrer. Vers 22 h, les cannettes et les bouteilles ont été vidées. C’était le moment, que le mis en cause a rencontré un autre ami qui lui a proposé d’acheter quelques bouteilles de vin rouge. En les achetant chez un «guerrab», marchand de boissons alcoolisées sans autorisation, ils ont repris l’enivrement en pleine ruelle. Vers 2 h 45, A. F a décidé de retourner chez lui. Il était dans un état d’ivresse avancé. À mi-chemin, il a croisé le jeune B. A, qui venait de descendre d’un petit taxi portant à la main un sachet en plastique noir. Il s’est approché de lui et lui a demandé ce qu’il portait. B. A, a refusé de lui révéler ce qu’il portait dans le sachet en plastique noir. Il a tenté de lui en saisir. Seulement, B. A est arrivé à le pousser. Tout d’un coup, il lui a demandé de lui rendre cinquante dirhams. De quels cinquante dirhams a-t-il parlé ? lui a demandé B. A. qui a tenté de reprendre son chemin pour arriver chez lui à la gargote. En fait, il ne lui a jamais prêté le moindre sou. Reprenant son chemin, B. A est entré dans sa gargote. Il a commencé à faire le ménage. Malheureusement, il fut surpris par un coup de couteau dans la partie gauche de sa poitrine, au niveau du cœur. C’est A.F qui lui en a asséné.

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