Crime passionnel à Agadir

Crime passionnel à Agadir

C’était le mardi 21 janvier, vers 2h du matin, quand le téléphone à la salle de trafic de la préfecture de police à Agadir a sonné.

À l’autre bout du fil, la voix d’une jeune fille qui informait le policier chargé de recevoir les appels téléphoniques qu’un ressortissant français installé au Maroc a été grièvement blessé chez lui et qu’il devait être évacué vers les services de l’hôpital pour être soigné et sauvé.

La jeune fille leur indique l’adresse mais ne leur donne pas plus de détails. L’un des limiers du 4ème arrondissement de police qui assurait la permanence, cette nuit-là, s’est chargé d’appeler les éléments de la protection civile pour aller sur les lieux alors que ses collègues sont montés à bord de leur fourgon pour les rejoindre.

Quand ils y sont arrivés, ils ont découvert que les éléments de la protection civile n’avaient pas évacué la personne blessée vers les Urgences de l’hôpital. Pourquoi ? Tout simplement parce que le blessé était déjà passé de vie à trépas.

Les policiers de l’arrondissement qui ont fait appel aux éléments de la police judiciaire ont déjà commencé leur travail en effectuant le constat d’usage. La victime, un ressortissant français installé à Agadir, âgé de 67 ans, gisant dans une mare de sang, présentait une grande plaie au niveau de la tête.

À côté du cadavre se tenait une jeune fille, elle avait 25 ans. S’adressant aux policiers, elle leur a expliqué qu’elle n’avait pas l’intention de le tuer. Est-elle sa maîtresse ? À cette question, elle répondait par la négative leur expliquant qu’elle était sa fiancée.

Depuis trois ans, quand elle était à son vingt-deuxième printemps, ils entretenaient une relation amoureuse, a-t-elle affirmé aux enquêteurs. Il lui promettait le mariage surtout après avoir rencontré sa famille et demandé sa main.

Seulement, elle a découvert, dernièrement, qu’il n’avait pas l’intention de l’épouser et qu’il la trompait avec d’autres filles auxquelles il a également promis le mariage. Hors d’elle, elle s’est saisie d’un bâton de baseball et lui a asséné deux coups à la tête, a-t-elle précisé aux enquêteurs tout en ajoutant qu’elle n’avait pas l’intention de le tuer.

La mise en cause a été traduite, jeudi, devant le parquet général près la Cour d’appel d’Agadir poursuivie pour coups et blessures ayant entraîné la mort d’une personne et débauche.

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