Crime passionnel: Le doute qui mène au meurtre

Crime passionnel: Le doute qui mène au meurtre

Nous sommes le vendredi 31 octobre 2014. Vers 10h du matin, un chiffonnier vient sur un terrain vague situé non loin du lycée Ibn Athir, à Hay Mohammedi, à Casablanca. D’habitude, il vient quotidiennement dans le coin pour fouiller les monticules de détritus dans l’intention d’y trouver des objets usagés susceptibles d’être revendus.

Seulement, ce matin il remarque un grand sachet qui semble renfermer quelque chose d’important. Le sachet  est bien fermé, mais le jeune homme arrive à l’ouvrir facilement. Il n’en croit pas ses yeux. Dans le sac, il y a le cadavre d’une jeune femme en décomposition avancée, pliée en deux, toute nue et les mains et les pieds ligotés.

Le jeune homme décide d’aller voir la police du district de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ pour les alerter. Les policiers se déplacent sur les lieux accompagnés des éléments de la scène de crime qui remarquent que ce corps présente des traces de violence.

Le cadavre est vite évacué à la morgue pour être autopsié et l’enquête commence. Les empreintes digitales révèlent l’identité de la jeune fille qui semble avoir 35 ans, divorcée, repris de justice pour avoir purgé, en 2005, une peine d’emprisonnement d’un an pour avoir provoqué un incendie. Les investigations vont bon train. Pas moins de vingt-quatre heures plus tard, les limiers du district de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ arrivent à tirer l’affaire au clair. En fouillant le répertoire des appels de la défunte, ils remarquent que les trois derniers appels téléphoniques ont été effectués par un jeune homme, demeurant à Lahraouiyine, avec lequel elle entretenait depuis trois ans une relation amoureuse.

Ils l’arrêtent le soir du dimanche 2 novembre. Au départ, cet homme de 39 ans nie avoir tué sa maîtresse. Seulement, les enquêteurs remarquent quelques gouttes de sang maculant ses vêtements qu’il n’a pas changés. Analysées au laboratoire scientifique de la police, il semble qu’il s’agit des gouttes de sang de la défunte. Une preuve solide qui fait craquer l’amant. Ce dernier avoue avoir tué sa maîtresse qu’il aimait follement.

Car, il a commencé à croire qu’elle le trompait avec quelqu’un d’autre. En conséquence, il a décidé de la tuer. Il affirme aux limiers avoir appelé sa maîtresse. Quand elle est arrivée chez lui, il lui a asséné des coups au niveau de la poitrine et la tête au point qu’elle a perdu connaissance. Après quoi, il l’a étranglée à l’aide  d’une corde. Enfin, il a brûlé ses vêtements, l’a pliée tout en ligotant ses mains et ses pieds, l’a mise dans un grand sachet pour le jeter dans ce terrain vague.

Mercredi 5 novembre 2014, le mis en cause qui a été conduit sur la scène du crime pour le reconstituer a été traduit devant le procureur du Roi près la Cour d’appel de Casablanca

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