Crimes horribles à Casablanca et Salé

Crimes horribles à Casablanca et Salé

Au cours de la semaine dernière, les enquêteurs de la police judiciaire et de la gendarmerie royale de la capitale économique avaient du pain sur la planche. Pas moins de trois meurtres commis en l’espace de cinq jours. En une semaine, la police a réussi à les élucider.
La semaine a commencé par la découverte, samedi 25 mars, des membres inférieurs et supérieurs d’un corps humain, dans une poubelle à Hay Sadri, préfecture de Ben Msik-Sidi Othmane, et de la tête à la décharge publique de Médiouna. Au moment où les empreintes digitales prélevées de la victime étaient en cours d’identification, un autre cadavre d’un jeune homme a été découvert, le lendemain, dimanche 26 mars, criblé de coups d’un objet tranchant dans sa maison au douar El Aouni Ouled Ahmed, dans la commune de Dar Bouâzza-Nouasseur. Et le troisième remonte au 28 mars avec la découverte du cadavre d’un être humain dans une villa située au lotissement Allaymoune, préfecture de Hay Hassani-Aïn Chok, appartenant à un gynécologue et à sa femme exerçant le même métier.
Les deux premières victimes sont de sexe masculin alors que la troisième est une jeune fille, âgée de dix-neuf ans. Cette dernière n’est pas une bonne, contrairement aux premières informations recueillies sur place, mais elle était l’invitée des propriétaires qui l’ont découvert morte.
Ces meurtres ont semé la terreur au sein des habitants de la métropole. Une panique qui n’a pas duré longtemps puisque les enquêteurs sont arrivés à élucider les trois crimes durant un temps record.
Concernant le premier crime, les enquêteurs ont réussi avant la fin de la semaine à identifier la victime, ainsi que les meurtriers. La victime est un jeune homme, Mohamed Hiani, âgé de 46 ans, gardien de voitures. Ses meurtriers sont deux sœurs : Faïza, âgée de trente-huit ans, et sa sœur de sept ans son aînée, Malika.  Les deux sœurs le connaissaient quand elles demeuraient au quartier Cité Plateau, à Casablanca. Suite à un malentendu qui les a opposés à un voisin, elles ont recouru à la justice et ont sollicité le soutien du gardien de voitures. Ce dernier avait fait un faux témoignage devant la police et la justice. Mohamed a empoché l’argent et les deux sœurs ont cru que l’affaire s’était terminée. Loin de là. Le gardien de voitures a commencé à leur faire du chantage. Il leur demandait non seulement de l’argent mais également de partager avec lui le lit.
Cette situation insupportable a poussé les deux sœurs à le liquider. Elles l’ont invité chez elles au quartier Essalama 3. Elles lui ont offert un jus dans lequel elles ont mis «Takkaoute» (Un produit qui se vend chez les herboristes, utilisé pour la coloration des cheveux). C’est aussi un poison utilisé souvent pour le suicide. Quand il l’a pris, rien ne lui est arrivé. En colère, Faïza lui a donné un coup de hache au niveau de la tête. Après s’être assurées de sa mort, elles l’ont découpé en morceaux puis jeté, samedi matin, dans les différentes poubelles de Hay Sadri.
S’agissant de l’affaire de douar Al Aouni Ouled Ahmed, les enquêteurs ont mis la main sur l’auteur du crime. Il s’agit du compagnon de chambre de la victime, un journalier, qui fréquente souvent le «Moukaf» de la rue des Anglais, en ancienne médina, en quête d’un client. Un jour en apprenant que son camarade disposait d’une somme d’argent de l’ordre de 2 mille dirhams, il a décidé de le tuer. Et il a passé à l’acte avant de regagner le «Moukaf» de la rue des Anglais, là où il a été arrêté.
S’agissant de l’affaire de la villa, elle a également été élucidée dans un temps record. C’est leur ex-domestique, aidée par sa sœur et son copain, qui ont commis le crime.
Quittant de son plein gré ses employeurs, la domestique en cause a décidé, trois mois plus tard, de cambrioler la villa. Le mardi 28 mars, elle et ses deux complices ont escaladé le mur de la villa. Ils croyaient que personne ne s’y trouvait. Cependant, une proche des deux gynécologues y était. Surpris par sa présence, le jeune homme qui accompagnait les deux sœurs n’a pas hésité à la poignarder à cinq reprises avant de prendre la poudre d’escampette.
Si à Casablanca, les trois crimes ont été élucidés, ce n’est pas le cas pour le crime de Salé où l’on a découvert deux cadavres mutilés, une mère et sa fille, la première au quartier Oued Eddahab, connu communément comme Oued Al Khanez et l’autre  au quartier Al Inbiâte.

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