Démantèlement d’un réseau de sept usuriers à Oujda

Démantèlement d’un réseau de sept usuriers à Oujda

Nous sommes dans la capitale de l’Oriental, Oujda. Khadija, une mère de famille, quadragénaire, avait un petit projet à réaliser. En effet, tout projet nécessite de l’argent. Elle en a eu, mais pas au point de financer le moindre petit projet. La solution ? En principe, elle devait recourir aux institutions bancaires pour bénéficier d’un crédit. Malheureusement, elle a renoncé d’y aller pour déposer un dossier relatif à la demande d’un crédit bancaire. Pourquoi ? Personne ne le savait au juste. Peut-être parce qu’elle ne remplissait pas les conditions nécessaires qu’exigent les banques pour accorder un crédit à un client. Enfin, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. Elle devait chercher celui ou celle qui peut lui prêter une importante somme d’argent. Quand elle a raconté son histoire à une amie, celle-ci lui a expliqué que son problème sera résolu le plus tôt possible. Comment ? Elle lui a précisé qu’elle connaissait une femme qui prête de l’argent à toute personne qui en a besoin et ce, avec un taux d’intérêt raisonnable. C’était une banque ambulante qui ne nécessite pas de conditions qu’il faut remplir, ni trop de documents, ni un contrat qu’il faut signer, lui a-t-elle précisé. Pleine de joie, Khadija lui a demandé de la conduire vers cette femme, usurière. Le lendemain, les deux amies étaient chez l’usurière. Khadija était heureuse parce qu’elle a enfin trouvé celle qui va la sauver et lui permettre de réaliser son petit rêve. Khadija avait besoin de 80 mille dirhams. L’usurière n’a pas refusé de lui verser la somme d’argent. Mais, à une seule condition : d’accepter de la faire bénéficier, à chaque fin de mois, d’un intérêt de deux mille dirhams pour chaque dix mille dirhams. En somme, elle devait payer seize mille dirhams uniquement pour les intérêts. Au début , tout était simple et facile pour Khadija, qui pensait qu’elle arriverait à s’acquitter de son crédit sans problème et avec moins de perte. Malheureusement, c’était tout à fait le contraire qui s’est produit. Pire encore, Khadija, qui a reçu les quatre-vingt mille dirhams, a mis un chèque en blanc entre les mains de l’usurière. Au fil du temps, Khadija s’est retrouvée entre l’enclume du chèque en blanc et le marteau des seize mille dirhams d’intérêt qu’elle paie chaque fin du mois. Khadija est devenue esclave de l’usurière qui a commencé à la menacer de mettre la somme qu’elle désire sur le chèque et se rendre à la banque pour être remboursée. Et puisque Khadija ne disposait pas du moindre sou à son compte bancaire, elle irait en prison pour la remise d’un chèque en blanc. Pour éviter d’être emprisonnée, elle n’avait pas d’autre choix que d’ obtempérer aux ordres de l’usurière. Seulement, celle-ci a dépassé les limites surtout quand elle lui a demandé de signer une reconnaissance de dette pour une somme de 180 mille dirhams. Et c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Remarquant que son foyer conjugal a commencé d’être dans le point de mire, elle a décidé, lundi 29 novembre, de porter plainte contre l’usurière. En conséquence, les éléments de la police judiciaire de la sûreté préfectorale de la ville d’Oujda ont diligenté une enquête minutieuse. Quand l’usurière a été arrêtée, elle leur a révélé ses six complices dont deux femmes. Ils ont tous été mis hors d’état de nuire. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont saisi cinquante chèques en blanc et plusieurs documents de reconnaissance de dette. Les enquêteurs ont pu identifier une trentaine de victimes.

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