Démantèlement d’une bande qui cambriolait des locaux commerciaux

Démantèlement d’une bande qui cambriolait des locaux commerciaux

Nous sommes au quartier Al Qods, à Casablanca. Mohamed était dans son bureau de tabac un soir du mois de février. En fait, il connaît presque tous les habitants de ce quartier puisqu’il s’y est installé depuis belle lurette. Il n’a jamais été énervé par ses clients et n’a pas de problèmes avec eux. Entre eux, il n’y avait que le respect mutuel. Il était 20 h passées quand ce buraliste était assis sur sa chaise tout en attendant, comme à l’accoutumée, l’arrivée d’un client. Tout d’un coup, un jeune homme est arrivé devant son bureau de tabac. Celui-ci a sorti de sa poche un billet de cent dirhams. Sourire aux lèvres, il lui a demandé : «Un paquet de Marlboro…». Puisque les paquets de cigarettes étaient rangés du côté donnant sur l’entrée du bureau de tabac, le buraliste a tourné le dos à son client pour prendre le paquet de cigarettes. Quand il a voulu tourner pour remettre à son client le paquet, il fut surpris par quatre jeunes hommes qui se tenaient devant lui . Armé d’un grand couteau, l’un d’eux lui a mis la main sur la bouche, un autre lui a mis un chiffon sur le nez. Et le buraliste a perdu connaissance. Un troisième et un quatrième lui ont ligoté les mains et les pieds avec une corde en plastique. Alors que le cinquième jeune homme procédait à la surveillance tout en restant à l’entrée du bureau de tabac. Le chef de la bande a ouvert un tiroir. Il était garni de billets de banque. Il y avait plus de soixante mille dirhams, les recettes entre autres des jeux Loto et Totofoot, des paiements de factures de l’eau et de l’électricité… Les autres membres de la bande se sont chargés de mettre la main sur les cartes de recharge de téléphones portables d’une valeur de plus de vingt mille dirhams et sur les cartouches de paquets de cigarettes. Après avoir terminé leur tâche, ils ont quitté les lieux tout en laissant le buraliste sans connaissance. Une trentaine de minutes plus tard, celui-ci a repris connaissance. Il ne savait pas ce qui lui est arrivé comme s’il était dans un profond sommeil. Un peu plus tard, il a découvert que son tiroir était vide. Il n’y avait aucun billet et sa marchandise avait disparu. Que s’est-il passé ? C’est la question que lui avait posée le chef de la brigade de la PJ au district de Hay Hassani-Aïn Chok quand il s’est adressé à lui pour déposer plainte. Il lui a tout raconté. Les éléments de la brigade qui s’est chargée de l’affaire ont remarqué que les éléments de la bande qui ont attaqué le buraliste semble être les mêmes malfrats qui avaient commis plusieurs autres cambriolages de locaux commerciaux à travers la ville de Casablanca. Ils sont cinq personnes, l’un se présente devant le commerçant pour lui demander une marchandise et les autres s’y introduisent armés de couteaux, l’un d’eux lui met sur le nez un chiffon imbibé d’un produit chimique, la victime perd connaissance et les voyous mettent la main sur l’argent et la marchandise avant de disparaître. Les cinq malfrats prenaient leurs précautions au point qu’il s’est avéré difficile, pour les enquêteurs, de les mettre hors d’état de nuire. Seulement, cette fois-ci, les malfrats ne sont pas rendu compte d’une chose : la caméra qui est installée par le buraliste dans un coin du bureau de tabac et de services. La séquences de la caméra ont été visionnées par les enquêteurs qui ont identifié l’un des malfrats, un repris de justice âgé de vingt ans. Arrêté, celui-ci a dévoilé les identités de ses quatre complices. Deux parmi eux ont été arrêtés, âgés respectivement de vingt et vingt-deux ans. Les autres sont activement recherchés.

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