Des agents de sécurité se transforment en de faux flics

Des agents de sécurité se transforment en de faux flics

Ils sont trois jeunes hommes dont un seul est marié et père de famille, âgés respectivement de vingt-huit, trente-deux et trente-huit ans. Ils travaillent, en tant qu’agents de sécurité dans une société de gardiennage installée à Casablanca. C’est vrai qu’ils travaillent plus que les huit heures réglementaires, ne touchent que le SMIG et arrivent difficilement à joindre les deux bouts du mois. Mais ce qui compte c’est qu’ils gagnent dignement leur vie. Cependant, il paraît que l’équation «dignité-misère» ne vaut plus rien pour eux. Ils décident de tourner le dos à cette dignité. Tous les trois décident de s’essayer à un autre moyen leur permettant de gagner facilement et davantage d’argent. Comment ? C’est l’interrogation qui hante leurs esprits pendant quelques jours. Ils trouvent enfin la réponse : se faire passer pour des policiers. Autrement-dit, ils se tranforment en escrocs. Ils décident de se servir des talkies-walkies de la société qui les a recrutés, ils confectionnent également de fausses cartes professionnelles rayées en diagonale par deux traits, l’un rouge et l’autre vert, avec leurs photos d’identités. Mais avant de passer à l’acte, l’un d’eux propose aux deux autres de ne cibler, au départ, que les charlatanes, les femmes qui s’adonnent à toute sorte de fonctions dites surnaturelles. L’idée est géniale puisqu’une charlatane, bonimenteuse ne peut, en aucun cas, se plaindre à la police contre l’abus de certains policiers, du fait que le charlatanisme est illégal. Et le trio de passer à l’acte. Par leurs moyens, ils arrivent à en localiser une qui accueille des femmes en quête de bonheur, ils l’identifient et attendent le moment propice où il n’y a plus de clientes, pour effectuer leur descente. Ils ferment la porte de l’intérieur et prétendent qu’elle fait l’objet de plusieurs plaintes, qu’elle était  recherchée et qu’ils sont donc venus l’arrêter. Craignant d’être conduite au commissariat et toutes les autres tracasseries du tribunal, la guérisseuse  leur graisse la patte. Empochant le butin, les trois faux policiers la rassure qu’elle n’a plus rien à craindre et qu’ils reviendraient une autre fois pour une prochaine somme. Seulement, quand ils ont décidé d’élargir le champ de travail en ciblant les trafiquants de drogues, les marchands de boissons alcoolisées sans autorisation et des marchands ambulants, ils sont tombés dans les filets de la police du quartier Moulay Rachid qui les ont traduits devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Casablanca.

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