Des malfrats mis hors d’état de nuire

Nous sommes à Casablanca. Au quartier Attacharouk, préfecture de Sidi Bernoussi-Zenata. La majorité des habitants sont issus de l’ancienne médina qui y ont emménagé après le lancement du projet de l’Avenue Hassan II. En conséquence, ce quartier est considéré comme l’un des points noirs de la capitale économique. Samedi 23 mai. Au cours de l’après-midi, le téléphone à la salle de trafic à la sûreté d’Anassi, Sidi Bernoussi-Zenata a retenti. Qui était à l’autre bout du fil ? Une victime. Que lui est-il arrivé ? Il s’agit d’une jeune femme qui était en compagnie de sa fille au quartier Attacharouk. Toutes les deux traînaient leurs pas vers la demeure d’une proche quand deux jeunes filles les ont croisées et leur ont demandé de s’arrêter. Pourquoi ? La femme et sa fille n’ont rien compris au début. Peut-être parce qu’elles voulaient leur demander de leur indiquer une destination. C’est du moins ce que la jeune femme et sa fille avaient cru. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Quand elles se sont arrêtées, les deux jeunes filles leur ont demandé de leur remettre leurs sacs à main. Manifestant une obstination, un jeune homme armé d’un couteau a rejoint les deux jeunes filles. Tous les trois ont obligé la mère et sa fille de leur céder. Elles leur ont remis leurs sacs à main. Le trio a disparu. Les limiers se sont dépêchés sur les lieux, ont recueilli les déclarations de la femme et de sa fille et ont diligenté une enquête. Les investigations ont permis l’identification des trois suspects. Et dans moins de vingt-quatre heures, les deux jeunes filles et le jeune homme ont été arrêtés. Il s’agit de deux mineures, à savoir H. M et D. N, âgées respectivement de quinze et seize ans et du jeune A. N, âgé de vingt-six ans.
Soumis aux interrogatoires, le trio a avoué être des membres d’une bande d’une vingtaine de malfrats dont dix femmes et le chef est également une femme. C’est elle qui se chargeait de partager les tâches entre les membres de la bande, ainsi que le butin. Le trio a précisé que le cerveau de la bande chargeait à chaque fois un des trois éléments parmi les membres de la bande pour agresser des passants, surtout les femmes, auxquelles ils subtilisaient les sacs à main, les bijoux et tout autre objet précieux, ainsi que pour les agressions des chauffeurs de petit taxi. À ce propos, une fille hèle et monte au taxi la première avant d’être rejointe par deux jeunes hommes. Elle indique au chauffeur du taxi la destination qui se situe souvent dans un coin plus ou moins désert et obscur. Quand il y arrivait, le trio n’hésitait pas à lui soutirer la recette sous la menace de couteaux. Pour les grands taxis, six membres de la bande s’en chargeaient pour l’agresser. Les membres de la bande ont cambriolé également des appartements et des locaux commerciaux. L’enquête policière a permis l’arrestation du cerveau de la bande, J. K, une reprise de justice, qui a révélé les identités de tous les membres de sa bande. Une dizaine de membres de la bande ont été arrêtés alors que les autres sont toujours activement recherchés.

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