des voitures volées et revendues à l’aide de faux papiers

des voitures volées et revendues à l’aide de faux papiers

Ce jeune est très content parce qu’il vient d’acheter une voiture. C’est vrai qu’elle est d’occasion, mais peu importe puisqu’il dispose maintenant d’un moyen de transport pour se déplacer à travers les quatre coins de la métropole, Casablanca, où tout le monde endure le calvaire avec les transports en commun. Maintenant, il doit avoir sa carte grise. C’est pourquoi il se présente au service d’immatriculation et des mines de Hay Mohammadi afin de déposer le dossier de mutation. Un fonctionnaire l’accueille, reçoit le dossier, fouille les documents et les examine un par un. Tout d’un coup, il lève les yeux et fixe du regard le jeune homme qui se présente devant lui. Il tient entre ses doigts la carte grise et l’examine minutieusement. Il semble qu’il ait remarqué quelque chose de louche dans ce document. Serait-il faux ? Peut-être. Il demande au  jeune homme de s’asseoir, prend le téléphone et compose le numéro 19. À l’autre bout du fil, c’est un policier qui lui répond. Après une courte conversation, il raccroche. Une dizaine de minutes plus tard, les limiers de la PJ du Hay Mohammadi arrivent, prennent la carte grise et l’examinent à l’œil nu. Elle est bel et bien fausse, concluent les enquêteurs avant de l’envoyer pour être examinée au laboratoire de la police scientifique. Le jeune homme écarquille les yeux, il ignore ce qui se passe au juste. Tout d’un coup, les policiers le menottent et le conduisent au commissariat pour le soumettre aux interrogatoires. Il nie être un faussaire, il affirme aux enquêteurs avoir acheté la voiture de chez trois personnes. Il accepte de coopérer pour mettre hors d’état de nuire les trois personnes concernées. Effectivement, elles ont été épinglées. Interrogés à leur tour, les trois énergumènes ont avoué être des voleurs de voitures et qui en falsifient les papiers, dont la carte grise, afin de faciliter leur vente. Ils semblent avoir volé plus d’une dizaine de voitures qu’ils ont revendues de la même façon. Ils ont été traduits devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca. Le jeune homme, lui, est le grand perdant dans cette affaire puisqu’il a perdu et la voiture saisie par la police et l’argent déjà dépensé par les trois malfrats.

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