Deux ans de prison pour un père de famille ayant abusé d’une mineure

Deux ans de prison pour un père de famille ayant abusé d’une mineure

Elle n’a que dix ans. Cette fillette se tient à côté de sa tante tout en regardant de temps en temps ce quadragénaire qui se tenait au box des accusés à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Meknès.

Orpheline, elle a été prise en charge par sa tante paternelle. Mais, celle-ci a remarqué que la petite disposait de temps en temps des sommes d’argent d’allant de dix à vingt dirhams. Elle n’a pas cru que son voisin versait de l’argent à sa nièce par charité. Et elle a commencé à l’interroger jusqu’à ce qu’elle dévoile l’amère vérité. Elle lui a affirmé que le voisin l’a sollicitée, il y a longtemps, de rentrer chez lui pour lui donner de l’argent. Une fois à l’intérieur de l’appartement, il l’a dévêtue avant de commencer à lui faire des attouchements.
La fillette a précisé aux enquêteurs de la police chargés de l’affaire que le mis en cause se dénudait complètement et couchait carrément avec elle, mais sans pour autant qu’il y ait pénétration. A chaque fois, il lui remettait une somme allant de dix à vingt dirhams tout en lui demandant de garder le secret.
Soumis aux interrogatoires par les éléments de la police judiciaire de la capitale ismaélite, le mis en cause, qui est marié et père d’un enfant, a avoué avoir profité de l’absence de sa famille pour conduire la fille et abuser d’elle contre de l’argent. Toutefois, devant la Cour, il a changé ses déclarations en précisant qu’il n’a jamais avoué quoi que ce soit devant les enquêteurs, mais qu’il a été obligé de signer le procès-verbal dont il ignorait le contenu. En revanche, la victime, âgée encore de dix ans, a tout raconté en détail.
Elle a précisé à la Cour qu’elle a été sexuellement exploitée par le mis en cause à plusieurs reprises. Après la requête du ministère public qui a requis une peine maximale contre le mis en cause, la plaidoirie dans laquelle son avocat a requis l’acquittement en faveur de son client et les délibérations, la Cour a condamné le mis en cause à deux ans de prison ferme, le faisant bénéficier des circonstances atténuantes.

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