Deux frères tuent leur cousin Pour deux mille dirhams

Deux frères tuent leur cousin Pour deux mille dirhams

Les larmes aux yeux, un homme de trente ans rentre au poste du commandement régional de la Gendarmerie royale d’El Aounate, région de Sidi Bennour, province d’El Jadida. Mais qu’est-ce qu’il a ce jeune qui n’arrive pas à retenir ses larmes ni à prononcer le moindre mot? se demandent tous ceux qui l’ont rencontré au poste. Le chef de la brigade le conduit dans son bureau où il se retrouvent seuls. Il parvient quoique difficilement à le calmer. Enfin sa langue se délie. «Nous avons tué notre cousin», balbutie-t-il. Un aveu qui ne perturbe pas ce limier de la brigade habitué à se trouver devant des personnes et des situations pareilles. Mais, il se tient debout, calme le jeune homme encore une fois et le sollicite de tout lui raconter. Le chef appelle un rédacteur qui vient s’installer devant sa machine à écrire et commence à interroger le jeune homme. Pour quel mobile l’ont-ils tué? Par quel moyen? Quand ? Avec la complicité de qui ?
«Nous avons, mon frère et moi, emprunté la somme de deux mille dirhams de chez notre cousin», dit-il. En fait, ils devaient la lui remettre deux semaines plus tard. Seulement, les quinze jours sont devenus des mois. Leur cousin s’adressait chaque fois à eux pour récupérer son argent. Mais en vain.
Et le jeune homme continue de relater les faits de l’incident qui a coûté la vie à son cousin.
«Il y a deux semaines, il est arrivé chez nous pour réclamer son argent», affirme le jeune homme. le cousin a été cette fois plus insistant car il avait grandement besoin de son argent. Mais il a encore essuyé un refus de leur part. Hors de lui, il les a qualifiés de voleurs. Et c’était le début des injures. Tout d’un coup, ces insultes ont cédé la place aux coups de poing et de pied et l’irréparable se produit : le cousin s’est écroulé par terre, sans vie. Les deux frères ont creusé une fosse et ont enterré le cadavre qui a été exhumé par les autorités judiciaires pour être autopsié. L’autre mis en cause a été épinglé ensuite pour être conduit, en compagnie de son frère, devant le parquet général près la Cour d’appel.

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