Deux maris tuent leurs femmes le jour du Nouvel An 2010

De Marrakech, au sud du Maroc, à Nador, au nord-est, il y a un long trajet, de 822 km. Mais, elles avaient, ce lundi 4 janvier 2010, un point en commun: devant le parquet général près la Cour d’appel de chacune des deux villes, deux jeunes hommes ont été traduits pour avoir tué leur femme. Les deux crimes ont été commis le premier jour du Nouvel An 2010. Nous sommes au Derb Belaâziri, quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech. Depuis quelques mois, Imad, âgé de vingt-trois ans, faux guide touristique, et son épouse, Meriem, âgée de vingt-deux ans, danseuse dans les restaurants de la ville ocre, sont presque séparés. Bien qu’ils aient eu un enfant âgé d’un an, leur relation conjugale se détériorait au fil des jours. Pourquoi? Parce qu’il croyait qu’elle le trompait avec les clients des restaurants où elle dansait. Étrange ! D’abord, il était au courant, avant leur mariage, qu’elle était danseuse dans les restaurants et les boîtes de nuit de Marrakech. Et il ne lui a jamais demandé de laisser tomber son travail. Au contraire, il lui a exprimé son accord dès le premier jour de leur relation amoureuse. Seulement, tout a changé au fil des semaines surtout après le mariage. Il a commencé à se douter de ses comportements. Il croyait qu’elle le trompait. Des doutes qui la rendaient hors d’elle de temps en temps. Au point qu’elle n’a plus supporté ses comportements agressifs et ses doutes infondés. En conséquence, elle s’est adressée à la justice pour demander le divorce. Et c’était la goutte qui a fait déborder le verre. Parce qu’il n’a jamais imaginé sa femme en compagnie d’un autre homme. Si la justice lui a accordé le divorce, elle se serait remariée. C’est l’idée qui lui a hanté l’esprit jour et nuit au point qu’il a décidé de la tuer. Vers 18 h de ce premier jour du Nouvel An, il lui a reproché de l’avoir trompé et d’avoir demandé le divorce. Au fil de la conversation qui a cédé la place aux injures, Imad a saisi un couteau et a asséné trois coups à Meriem, au niveau de sa poitrine, de son bras droit et de son sein gauche. Et il a pris la fuite. Les éléments de la police du 9ème arrondissement de police qui étaient en permanence l’ont arrêté quelques heures plus tard. À Beni Ansar, province de Nador, un quadragénaire a tué sa femme, âgée de vingt-cinq, avant de se présenter, de son plein gré à la police. C’est chez lui, à Beni Ansar, qu’il a saisi un couteau et l’a égorgée. Pourquoi? Le mis en cause croyait également que sa femme l’ensorcelait et le trompait avec un proche. Ses soupçons se sont aggravés surtout, selon les déclarations du mis en cause, qu’elle ne partageait plus le même lit avec lui. Il a commencé aussi à se douter de sa progéniture, une fillette.
Le soir du vendredi 1er janvier, il est rentré chez lui pour s’adresser directement à son épouse et lui demander de lui dévoiler le nom du vrai père de sa fillette. Une conversation houleuse et accusatrice qui a fini dans le sang. Comment ? Dans un état hystérique, le mis en cause est rentré à la cuisine pour saisir un couteau. En retournant à la chambre, il l’a égorgée. Après quoi, il a traîné ses pas à destination du commissariat de police et a avoué son crime sans manifester le moindre regret. En quinze jours, quatre hommes ont tué leurs femmes. C’était le 19 décembre à Fès quand un sexagénaire a tué sa femme, quinquagénaire, après une relation conjugale de plus d’une trentaine d’année. Pas moins de dix jours plus tard, un ressortissant marocain en Espagne, âgé de trente-sept ans a tué sa femme, dans une chambre d’hôtel à Marrakech avant de prendre la fuite.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *