Deux orphelins mineurs violés par un jeune dans un orphelinat à Marrakech

Nous sommes à la ville ocre, Marrakech. À Bab Ghmat, se situe l’orphelinat Dar-Tifl, Maison de l’Enfant. Depuis six ans, Z. âgé de onze ans, y séjourne. Quant à H. âgé de dix ans, il y demeure depuis quatre ans. Tous les deux poursuivent leurs études en classes primaires. En fait, ils n’avaient besoin de rien sauf de l’affection et de la tendresse parentales. Sans aucun doute, les responsables de cet orphelinat essaient de combler ce manque sentimental. C’est difficile. Mais tout le monde doit déployer un effort pour y arriver. Sincère, cette assistante sociale veille sur le développement de la personnalité de tous les pensionnaires de cet orphelinat. En aidant tous les pensionnaires à dépasser leurs souffrances psychologiques, elle semble qu’elle est proche d’eux et se comporte comme leur mère. Un comportement qui lui permet de remarquer facilement le moindre changement d’un pensionnaire. Et c’est ce qu’elle a remarqué chez les deux pensionnaires, Z. et H. Ces deux enfants étaient actifs, vivants, bavards, sans problème. Seulement, leurs comportements ont changé d’une manière négative. C’est du moins ce que l’assistante sociale de l’orphelinat a remarqué. Pourquoi ? Qu’est-ce qui leur est arrivé pour ne plus rester comme ils étaient, actifs et vivants ? Comme à l’accoutumée, l’assistante sociale de l’orphelinat s’est approchée d’eux, de leurs problèmes et les a interrogés séparément sur ce qui leur est arrivé. Au fil des questions, elle est arrivée à décortiquer l’énigme du changement de leurs comportements : tous les deux ont été abusés par un pensionnaire, âgé de vingt ans. L’assistante sociale de l’orphelinat a dressé, en conséquence, un rapport sur l’affaire et l’a mis entre les mains des responsables. Ceux-ci ont saisi la police judiciaire de Marrakech. Et une enquête minutieuse a été diligentée pour tirer toute l’affaire au clair. Les éléments de la police judiciaire de la ville ocre se sont dépêchés sur l’orphelinat Dar-Tifl pour entamer leur enquête en écoutant les deux pensionnaires. Z. leur a affirmé que le jeune pensionnaire, âgé de vingt ans, s’est approché de lui il y a quelques semaines. Il a engagé une conversation avec lui jusqu’au moment où il a commencé à lui toucher son corps. Z. n’a pas réagi. Il est resté calme. Après un certain moment, le jeune pensionnaire lui a glissé quatre dirhams dans la main et il est parti sans attirer l’intention de personne. Il s’est approché de lui une deuxième fois. Loin des regards, il a commencé à lui faire des attouchements jusqu’au moment où il a déboutonné son pantalon. Ainsi qu’il a déboutonné celui de l’enfant, Z. Et il a fini par abuser de lui. Z. n’a pas réagi et n’a pas protesté contre le jeune pensionnaire. Quant au pensionnaire, H. il a révélé aux enquêteurs qu’il était en chemin à destination d’un commerce où il devait acheter des bonbons. Seulement, le jeune pensionnaire l’a croisé, l’a accompagné au commerce et lui a acheté des bonbons avant de le conduire à l’intérieur de l’orphelinat et abuser de lui dans un coin. Les deux orphelins mineurs ont précisé aux enquêteurs que le jeune pensionnaire les a menacés de meurtre s’ils osaient révéler leur secret à quiconque.
Les enquêteurs ont arrêté le jeune pensionnaire. Celui-ci n’a pas nié les charges retenues contre lui. Mais, il a précisé que les deux enfants étaient consentis de coucher avec lui contre une petite somme d’argent. Le mis en cause a été traduit devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Marrakech.

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