Deux quinquagénaires arrêtés au Maroc

Jean-Claude Brunet, 59 ans, et Régis Richard, 57 ans, sont en prison à Rabat, au Maroc, soupçonnés du meurtre de Charles Otéagi, un artisan du bâtiment de 47 ans mort, a rapporté la presse française. Les faits auraient été commis le 7 mars,  devant un hôtel dans une zone commerciale de Bayonne. Un homme de 47 ans – Charles Otéagui, un artisan- se trouvait dans sa voiture lorsqu’il a été abattu d’une balle dans la tête. Son véhicule était alors derrière une autre voiture dont les occupants tentaient d’entrer dans l’enceinte de l’établissement en composant le code. Dix jours après les coups de feu, la victime est décédée à l’hôpital. C’est donc une information judiciaire pour meurtre qui a été ouverte à la demande du parquet de Bayonne. Les investigations menées par les enquêteurs les ont conduits sur la piste de deux Tourangeaux, Jean-Claude Brunet, 59 ans et Régis Richard, 57 ans, qui viennent d’être interpellés au Maroc. L’enquête privilégie la thèse «d’une rencontre fortuite qui a mal tourné», selon le procureur de la République de Bayonne, Anne Kayanakis. Les deux suspects, Jean-Claude Brunet et Régis Richard, ne connaissaient apparemment pas la victime avant le drame. L’identité des deux suspects aurait été connue des enquêteurs grâce à la carte bancaire avec laquelle la chambre d’hôtel avait été réservée. Le périple de leur véhicule jusqu’au Maroc a aussi pu être retracé. D’ailleurs, lors d’une comparution au tribunal correctionnel de Tours, en mai 2009, Jean-Claude Brunet avait indiqué résider dans ce pays. L’homme avait alors été condamné à une peine de dix mois de prison ferme pour un vol de chéquier et usage de chèques falsifiés. Auparavant, il avait été condamné à plusieurs reprises pour de faux documents. Jean-Claude Brunet, qui aurait été reconnu par la passagère de la voiture de la victime, a été mis en examen pour meurtre dans le cadre d’une commission rogatoire internationale. Son comparse, Régis Richard, est quant à lui mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Une demande d’extradition a été déposée par le juge d’instruction de Bayonne auprès des autorités marocaines. Les deux Tourangeaux devraient donc être remis prochainement à la justice française.

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